Étiquette : résultats commerciaux

Haro sur le système

Le chiffre d’affaires du groupe Renault a décollé de 25 % au premier trimestre 2017 par rapport à 2016. L’annonce a boosté l’action Renault, tant les traders se frottent déjà les mains en perspective des profits juteux. Ils n’y sont pourtant pour rien : ils se contentent de jouer en Bourse et de ramasser la mise. Ceux qui créent de la valeur, ce sont les salariés, qu’ils soient Renault, intérimaires, prestataires, chez les fournisseurs… Mais leur travail, les patrons n’ont de cesse…

Subprimes : le retour

L’irruption de Renault-Nissan dans le peloton de tête des constructeurs est due en partie aux difficultés de GM et Toyota sur le marché américain. La baisse continue, depuis janvier, des ventes automobiles aux USA n’est ralentie que par l’octroi massif de rabais par les concessionnaires, et les stocks de voitures invendues grossissent. Alors que seulement 5 % de la population américaine peut se payer une voiture neuve, le marché a été dopé depuis 2 ans grâce à des crédits accordés à…

Les ventes décollent, pas les salaires

Les ventes mondiales de Renault ont bondi en 2016 de 13.3 % par rapport à 2015, un record depuis 2011. Et le directeur commercial France prévoit « une année 2017 encore meilleure ». Il n’y a que les salaires qui font du surplace.

Renault tiré par l’Europe

« L’Europe se prépare à un fort rétablissement », selon Ghosn. Les marchés émergents régressent alors que le marché européen a cru de 8,2 % au premier trimestre 2014. Les ventes de Renault y progressent même de +17,7 %. Dans le reste du monde, celles-ci baissent de 7,9 %, voire de 30 % en Asie-Pacifique. La baisse du marché Européen avait servi de prétexte à la direction de Renault pour imposer des accords dits de « compétitivité » en France et en Espagne. Cette baisse étant passagère, il…

Ventes en hausse, emplois en baisse

Avec 2,6 millions de véhicules vendus dans le monde, les ventes du groupe Renault sont en hausse de 3,1 % par rapport à 2012 (+2,4 % en Europe). En France, les ventes sont quasi stables (-0,7 %) alors que la production y a chuté de 5 % (506 000 véhicules fabriqués). 2013 est donc loin d’être aussi catastrophique qu’annoncé. Sauf pour l’emploi, les salaires et les conditions de travail.

Salaire, emplois : c’est quand la reprise ?

Les ventes de voitures neuves en Europe repartent à la hausse depuis quelques mois (+13,3% en décembre). D’où une baisse relative en 2013 : -1,7 % par rapport à 2012 tous constructeurs confondus. L’an dernier, Ghosn avait pourtant prévu un marché européen à « -3 % au mieux » en 2013. Cela avait permis de justifier l’accord de compétitivité. En fait, les ventes de Renault en Europe sont même en hausse de +4,4 % en 2013. De quoi remettre en…

Ventes -0,7%, emploi -10%

Volume des ventes stable (-0,7%) en 2013 dans un marché en baisse (-5,5%) : les résultats commerciaux en France donnent le groupe Renault en tête. On est loin du discours catastrophiste du début 2013. Mais il fallait alors justifier l’accord compétitivité.

Vendre plus et gagner moins

L’annonce des résultats du 3ème trimestre a fait chuter l’action Renault : le chiffre d’affaire baisse de 3,2 % alors que les ventes augmentent de 3,1 % (+10,2 % en Europe) ! Responsable : la baisse de l’euro par rapport aux autres monnaies (Inde, Russie, Brésil…) L’internationalisation, tant vantée par Ghosn, n’a pas que des aspects positifs. En fait, c’est la loi du marché capitaliste qui met les travailleurs sous la menace permanente de ses effets de yoyo. Il devient…

Prévisions à géométrie variable

Au Salon de l’Automobile de Francfort, Ghosn a déclaré que 2014 « sera une année record pour l’automobile » et que le marché automobile européen devrait « voir le bout du tunnel ». Le même Ghosn déclarait pourtant en janvier 2013 que les ventes de voitures en Europe ne progresseraient pas au cours des 3 ou 4 prochaines années. L’agence Fitch, et son président membre du conseil d’administration de Renault, prévoyait même ce rebond en… 2020 ! Mais on était…

La compétitivité, c’est bon pour l’actionnaire

Les ventes du groupe Renault ont baissé de 4,7 % au 1er trimestre 2013. Une baisse plus forte en Europe, cure d’austérité oblige. Mais que les actionnaires se rassurent : Ghosn promet en 2013 de « dégager une marge opérationnelle positive » et « un Free Cash Flow positif ». La crise, c’est juste pour les salariés.

Et si le problème était ailleurs ?

Dans un marché français en baisse de 14 % en janvier 2013, Renault augmente ses parts de marché de 1,4 % avec des ventes en baisse de 9,2 %. Le « début de la reconquête » selon le directeur Commercial France. Une reconquête qui ne dépend donc pas de l’accord de compétitivité.

Ce n’est pas aux salariés de payer la crise

Les mauvais résultats commerciaux en Europe servent à faire passer la casse sociale menée au nom de la compétitivité à Renault, comme à PSA. Mais si les ventes européennes d’automobiles baissent, à qui la faute ? Aux travailleurs pas assez compétitifs ou à leurs portefeuilles mis à plat par la rigueur et les licenciements partout en Europe ? Quant aux grands groupes financiaro-industriels, responsables de la crise, ils continuent à faire la loi.

Pas tous égaux devant la crise

La baisse des ventes de Renault, et de la plupart des généralistes, en France en 2012 n’est pas surprenante : les mesures d’austérité en Europe créent du chômage et appauvrissent les populations. Les marques low cost (Dacia) ou celles qui cassent les prix (Chevrolet, Huynday-Kia) résistent le mieux. Et le haut de gamme progresse (Audi, BMW, Mercedes) : les riches ne connaissent pas la crise.

Ventes : la dictature du toujours plus

Au 3ème trimestre 2012, le groupe Renault a vendu 596 000 véhicules, soit une baisse de 5,8 % par rapport à la même période en 2011. Mais c’est oublier que 2011 était une année record. 2012 est même un peu mieux que 2010 (592 000 ventes). On ne peut pas battre des records tous les ans.

Jamais le bon moment

Si les ventes de février 2011 n’étaient pas en baisse, qu’aurait inventé la direction pour justifier le saupoudrage des AI (Augmentations Individuelles) ? Cette baisse prévue des ventes en Europe est l’argument répété dans les services lors de la déclinaison des plans de promotion. Qu’importe que la direction prévoit une hausse globale des ventes de 3 à 4 % en 2012.

Double discours

Malgré des ventes de janvier 2012 en baisse par rapport à 2011, le Directeur Commercial France a déclaré être « confiant quant aux résultats du Groupe sur l’ensemble de l’année ». Il prévoit une reprise des ventes de Renault au 2ème trimestre. Lors de la 1ère réunion NAO sur les mesures salariales de 2012, la direction a au contraire insisté sur cette baisse. Quand on veut noyer son chien…