Étiquette : intéressement

Indicateurs de Direction

Dans le nouvel accord d’intéressement local, la Direction a sélectionné huit indicateurs censés mesurer la performance de l’établissement. Le montant de la prime dépendra du nombre de points obtenus pour chaque indicateur (une vraie usine à gaz) : qualité, réduction des coûts et des délais… On trouve aussi le présentéisme (avec un engagement à 98,21% !) et le taux d’accidents de travail. C’est la double peine : la prime baisse en cas d’arrêt maladie, d’accident de trajet ou de travail.…

Une prime dans les montagnes russes

Lors des négociations centrales sur la prime d’intéressement aux résultats financiers, certains syndicats se sont vantés d’avoir réussi à exclure Avtovaz du calcul de la MOP (la Marge Opérationnelle sur laquelle cette prime est indexée). Sauf que la Russie vient de devenir le deuxième marché de Renault, grâce à la forte augmentation des ventes de Lada. Cette « exclusion » pourrait donc faire baisser la prime. Pour que les salaires ne dépendent pas des coups de yo-yo du marché et de primes…

Le modèle allemand

Renault a fait de l’intéressement et de l’individualisation des rémunérations les points cardinaux de sa politique salariale. Une politique arbitraire et injuste, qui privilégie les plus hauts revenus, avec une prime d’intéressement en partie proportionnelle au salaire. De son côté, Porsche versera une prime de 9111 € à tous ses salariés, qu’ils soient ouvriers sur chaîne ou ingénieurs. Et le PDG de Porsche n’a rien d’un bolchevik.

La Bourse ou la vie

Après la prime de performance établissement, la BNP, qui gère l’épargne des salariés Renault, s’apprête à faire main basse sur la prime d’intéresse-ment aux résultats financiers. Sa mission : convaincre chaque salarié de lui confier sa prime. Et si celui-ci n’est pas un adepte de la spéculation en Bourse, la BNP a truffé son site internet d’avertissements tels que « Les sommes que vous percevrez seront à intégrer à votre revenu imposable », ou que « Ce paiement augmente votre quotient familial et risque…

Intéressant ? Juste de prime abord

Avec la prime d’intéressement, la direction cherche à faire passer la pilule de la « modération salariale ». Mais ce mode de rémunération est inégalitaire et antisocial. Les plus hauts salaires sont les mieux servis car elle est essentiellement proportionnelle au salaire. L’intéressement échappe aussi aux cotisations sociales (un « gain » illusoire que le salarié paye par moins de prestations sociales), et n’entre pas dans le calcul de la pension de retraite. Bref, ça ne remplace pas une Augmentation Générale des Salaires (AGS).

Mieux vaut être rentier que salarié

Les actionnaires seront, cette année encore, les grands gagnants : le dividende passe de 2,40 à 3,15 € par action, soit +31 % en un an. Le montant total des dividendes versés en 2017 sera donc de 931 millions d’euros, contre 710 en 2016. A côté, le montant total de l’intéressement versé aux salariés fait grise mine : 183 millions d’€, soit 5 fois moins que les dividendes. Des actionnaires qui s’engraissent sur le travail des salariés, c’est ce système qu’il faut changer !

Aie confiance et boursicote

Depuis la loi Macron, les primes d’intéressement sont versées par défaut sur un plan d’épargne d’entreprise et bloquées au moins 5 ans. Pour toucher sa prime, il faut le faire savoir. Cette année, la direction exige de se prononcer avant le 18 janvier alors que le montant de la prime d’établissement n’est annoncé qu’en février ! A défaut d’augmentation de salaire, il faudrait jouer ses primes à la bourse pour échapper à l’impôt ? Macron, Ghosn : même combat au service de la…

Le cadeau bonus

Une modification de l’accord sur l’intéressement financier est en cours, afin que Renault puisse verser un bonus de 1000 € (brut) à chaque salarié début 2017. C’est toujours ça de pris, mais ça ne remplace pas une augmentation du salaire de base. D’autant plus que le bonus dépendra des résultats financiers : ce sera 600 € si la MOP atteint 5 %, et 400 € de plus si le chiffre d’affaire est aux objectifs. Même quand la direction distribue des…

Une prime d’ingratitude

Ce bonus de 1 000 € est présenté par la direction comme un montant exceptionnel, marquant la reconnaissance de l’engagement des salariés. Sauf que le compte n’y est pas, même avec le bonus : en 2004, le montant total de l’intéressement était de 218 millions, contre 130 millions en 2015. Dans le même temps, le montant des dividendes est passé de 217 à 710 millions. Pour la direction, les actionnaires auraient donc plus de mérite que les salariés !

BNP : La banque d’un monde qui énerve

Pour toucher sa prime d’intéressement cette année, c’est le parcours du combattant. Par internet, il faut d’abord retrouver son mot de passe et son identifiant envoyés dans des courriers séparés par la BNP Paribas. Ensuite, s’y retrouver parmi les liens et les cases à cocher. Sans compter les messages dissuasifs du style : mieux vaut laissez cet argent à la BNP car vous ne paierez pas d’impôt… Sinon, il y a toujours le courrier à envoyer par la Poste. En…

Le chacun pour soi revendiqué

Selon la com’ de Renault, salariés et employeur seraient davantage gagnants avec une prime d’intéressement, qui permet d’échapper à l’impôt et aux cotisations sociales, qu’avec une augmentation de salaire. Tant pis pour le trou de la Sécu, des caisses de retraites, pour le déficit public. Et tant pis si ce sont les salariés qui sont au final perdants. Belle mentalité.

Un pilier ou une béquille ?

La direction présente l’intéressement aux résultats financiers comme « un pilier de la politique de rémunération ». Un pilier pas très fiable puisque son montant dépend des résultats financiers. Si la conjoncture se retourne, la prime déprime. Ce « pilier » vise surtout à court-circuiter les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) et à remplacer les Augmentations Générales de Salaire (AGS), sauf que la prime est aléatoire. Le seul pilier durable, c’est l’augmentation de salaire.

Le facteur ne sonne pas toujours 2 fois

Le montant de la prime d’intéressement sera donné le 12 février. Fin février, la BNP enverra un courrier à chaque salarié, qui devra répondre sous 15 jours s’il veut la toucher. Sinon l’intéressement sera bloqué sur un plan épargne. Tant pis pour ceux en déplacement ou qui ne recevront pas le courrier à temps. Pour beaucoup, l’intéressement sert à boucler les fins de mois, pas à épargner. Des raisons de plus pour réclamer une Augmentation Générale des Salaires.

Notre intéressement les intéresse

Loi Macron oblige, cette année la prime d’intéressement aux résultats financiers sera versée par défaut sur le plan d’épargne d’entreprise et bloquée pendant 5 ans. Sauf si le salarié indique qu’il veut toucher sa prime. Renault vient de transférer la gestion du PEG et du Perco à la BNP-Paribas, ce qui doit faire une belle galette. C’est donc la BNP qui enverra un courrier à chaque salarié le 26 février, auquel il faudra répondre dans les 15 jours. De l’épargne…

Notre argent les intéresse

En 2016 selon la loi Macron, l’intéressement sera placé d’office sur les plans d’épargne salariale, sauf si le salarié s’y oppose. Auparavant c’était l’inverse. Épargner, pourquoi pas… à condition de pouvoir choisir son épargne et d’en avoir les moyens, c’est à dire d’augmenter les salaires.

Une com’ très intéressée

La direction s’est empressée de communiquer sur la prime d’intéressement aux résultats financiers, en prétendant que son montant global augmentait de 18 % par rapport à 2014. Sauf que cette comparaison ne prend pas en compte les 310 € uniformes rajoutés à cette prime suite aux résultats du Free Cash Flow. Du coup, l’augmentation n’est plus que de 2 %. Evidemment dit comme ça, c’est moins bling bling.