Étiquette : gouvernance

Viré !

Jean-Michel Billig, le directeur de l’ingénierie Renault, a été débarqué la semaine dernière. Il avait été recruté par le Comité Exécutif en juillet 2012 pour restructurer l’Ingénierie : redécoupage des directions (Tests et Services, Systèmes, etc.), classement cœur/non cœur, externalisations, avec en toile de fond l’accord compétitivité et ses 2500 suppressions de postes dans l’Ingénierie. Expert en dégraissages, Billig avait déjà sévi chez EADS. On ne le regrettera pas. Mais ce n’est pas parce que la direction centrale change de…

Le panier de crabes

Lors de l’Open Forum du 5 juin consacré à la qualité et à la satisfaction client, Bolloré a déclaré que sur ce sujet « on a à balayer devant notre porte. C’est la raison pour laquelle il y a eu un certain nombre d’évolutions qui ne vous ont pas échappées, y compris chez Renault cette semaine. » Allusion à peine voilée au limogeage de Billig. Bolloré, qui est arrivé chez Renault en septembre 2012, soit deux mois à peine après…

Il reste de la poussière sous le tapis

Billig paye pour les problèmes actuels sur JFC (nouvel Espace), BFB (Mégane) et les mauvais retours clients sur Clio IV et Captur. Son débarquement est une manière de dédouaner l’ensemble de la direction de Renault. Mais qui a recruté et défini les objectifs de Billig, validé les réorgs, mis en place V3P, les réductions d’effectifs et des budgets, etc. ? Oui, un coup de balai s’impose, mais pour changer véritablement de cap. Et il n’y a que les salariés qui…

Des coqs en pool

Après Tavares, Ghosn a supprimé le poste de numéro 2 de Nissan. Ses fonctions sont désormais assurées par 3 directeurs. Un pool de directeurs, comme fait récemment à Renault pour les assistantes. Mais pas avec le même salaire.

Diviser pour mieux régner

Le poste qu’occupait Tavares est désormais scindé en deux. De quoi réduire le pouvoir d’un Tavares-bis qui voudrait prendre la place de l’omni-président.

Un tout petit monde

Thierry Bolloré profite donc du limogeage de Tavares en montant d’un grade. Une promotion rapide. Arrivé seulement en 2012 chez Renault, Bolloré a su auparavant démontrer auprès de la famille Michelin, où il avait déjà côtoyé Ghosn, et chez Faurecia son zèle à servir les gros actionnaires. C’est tout ce que lui demandent ceux de Renault.

Le règne des arrivistes

Frustré de ne pas pouvoir succéder à Ghosn, Tavares a été débarqué suite à ses offres de service faites à GM et Ford cet été dans la presse. Des déclarations qui montrent comment le top management applique les valeurs dont il nous abreuve (être corporate, loyal, engagé…) « Chaque fois que Renault joue collectif et bien Renault gagne », avait même lancé Tavares après la signature de l’accord de compétitivité, alors qu’il envisageait au début de fermer des usines. Tavares…

Qui veut être le prochain numéro 2 ?

Après Pelata, c’est au tour de Tavares d’être remercié. Pas facile d’être le numéro 2 du PDG : Carlos Ghosn s’accroche à son mandat et ne veut voir dépasser aucune tête. A part la sienne.

Jamais mieux servi que par soi-même

Renault vient de publier ses comptes 2012 sur internet. On y apprend que les 27 membres du Comité de Direction se sont partagé 15,7 millions d’euros, soit 580 300 en moyenne par personne. C’est 9,4 % de plus qu’en 2011.

La tentation de San Francisco

Patrick Pélata a annoncé sa démission. Il part comme vice-président exécutif chez Salesforce.com, une entreprise de nouvelles technologies basée en Californie. Le point commun entre Pélata et de nombreux salariés de Renault ? L’insatisfaction. La différence ? Le point de chute au soleil et la taille du carnet de chèques.

Les amis du président

Marc Ladreit de Lacharrière : PDG et propriétaire de Fimalac (agence de notation Fitch). Rémunération 2011 : 1,8 millions d’€. 71ème fortune française. Jean-Pierre Garnier : président de NormOxys, administrateur d’United Technology. Rémunération 2009 : 4,4 millions d’euros. Thierry Desmarest : administrateur d’Air Liquide, Sanofi-Aventis, Bombardier, Total (ex-PDG). Rémunération 2009 : 2 millions d’euros. Alain Belda : membre de la direction du géant financier Citigroup et d’IBM. Son dernier salaire comme PDG d’Alcoa en 2007 : 8,5 millions d’euros. Leur…

L’éthique des affaires

Mouna Sepehri serait, selon Le Figaro, « la femme qui monte ». Cette avocate d’affaires proche de Ghosn occupe entre autres fonctions chez Renault, la présidence du comité d’éthique. Déjà membre du conseil d’administration de Renault et de Nexans, elle vient d’être nommée administratrice du groupe Danone par son PDG Franck Riboud, lui-même administrateur de Renault. De quoi renforcer un sens de l’éthique tout à fait indépendant.

Démocrassie patronale

Un reportage vidéo de We’R sur l’intranet vante le travail d’une « lobbyiste » de Renault auprès des instances européennes à Bruxelles : « faire en sorte que les lois soient favorables à Renault ». La « démocratie » capitaliste sans fards : des citoyens appelés aux urnes de temps en temps mais des lois votées sous la pression des lobbies patronaux.

La dure vie du révisionnisme

Le TGI de Paris a débouté les héritiers de Louis Renault qui contestent la nationalisation de Renault en 1945 et réclament une réparation financière. Selon eux, Louis Renault n’aurait pas collaboré avec les nazis, il aurait agi « sous la contrainte ». Un peu plus et ils vont en faire un résistant.

Et bien, dis-le !

Carlos Tavares présente ses vœux pour 2012 sur son nouveau blog « Envie de vous dire ». Tout un programme. « Respect de l’entreprise qui nous fait vivre », « discipline collective », « gestion optimisée et rigoureuse de nos ressources humaines et financières »… On s’attendait à des confidences sur l’oreiller mais c’est le discours habituel.

Ethique et toc

En guise de « profonds changements » annoncés le 11 avril suite à la vraie-fausse affaire d’espionnage, la direction renomme le « Comité compliance » en « Comité d’éthique ». Le « Comité des comptes et de l’audit » devient le « Comité de l’audit des risques et de l’éthique » et une mission est chargée de réfléchir sur une refonte de la sécurité interne du Groupe. C’est tellement profond qu’on ne voit rien changer.