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Flux et reflux

Plusieurs usines Renault (Flins, Douai…) ont été mises à l’arrêt à cause des intempéries. Les salariés au chômage technique ont pu souffler. En cause l’interdiction de rouler pour les bus qui desservent les sites, et surtout les poids lourds qui fournissent en pièces les usines travaillant en flux tendu. Un flux tellement tendu qu’au moindre flocon, il s’arrête.  

Les fournisseurs de la Charité

Le 17 janvier devant la commission économique de l’Assemblée Nationale, Carlos Ghosn a reconnu que Renault avait fini l’année 2016 avec 9,5 milliards d’euros de dettes envers ses fournisseurs. Renault, par ailleurs très exigeant envers ses fournisseurs, a du mal à les payer… surtout en fin d’année quand il faut atteindre l’objectif de Marge Opérationnelle. Ghosn serait intervenu personnellement pour y remédier. On attend les chiffres de 2017 avec impatience.

Bosch et tais-toi !

La baisse du Diesel menace des centaines de milliers d’emplois en Allemagne et en France, dont l’usine Bosch près de Rodez. 1600 salariés y produisent exclusivement des injecteurs ou des bougies pour les moteurs Diesel, et à 80 % pour Renault. Mais la direction de Bosch (comme celle de Renault) n’a aucun projet de reconversion. Pire, elle conditionne l’avenir du site à un accord de « compétitivité » : une baisse du temps de travail et des salaires contre l’adaptation d’une des deux lignes…

Qui sont les casseurs ?

Alors que 157 d’entre eux viennent de recevoir leur lettre de licenciement, les salariés de GM&S continuent de se battre. Et ça ne plait pas au patron de GMD, qui reprend seulement 120 salariés et menace désormais de mettre la clé sous la porte. L’équipementier a été sacrifié par Renault et PSA qui sous-traitent les licenciements. Quant au gouvernement, il a envoyé les gendarmes mobiles déloger les salariés qui occupaient la préfecture de la Creuse, arrêtant au passage un cinéaste…

Sam suffit pas

Un autre sous-traitant de Renault, Sam Technologies à Viviez (Aveyron), est également en redressement judiciaire. Un repreneur s’est manifesté, Linamar. Mais il ne veut reprendre que la moitié des 450 salariés en CDI et des 170 intérimaires. D’où une forte mobilisation : un premier blocage du site a eu lieu en mai et une manifestation a réuni 5000 personnes à Decazeville le 2 septembre. S’en est suivie la menace d’une rupture des approvisionnements de pièces pour la Clio et la…

Les coups tordus de Renault et PSA

Les salariés du fournisseur automobile GM&S à La Souterraine, menacé de fermeture, ont été encore trahis. Le 21 mai, un communiqué du ministère de l’économie annonçait que Bruno Le Maire avait obtenu que Renault et PSA augmentent leurs commandes pour sauver le site. Ils avaient donc repris le travail et rangé les bonbonnes de gaz. Jeudi 31 mai, ils ont appris que cette promesse ne sera effective qu’en… 2018, alors qu’ils doivent trouver un repreneur avant le 30 juin 2017.…

Une grève qui paie

A Ostwald (Alsace), les ouvriers de Mecaplast, un sous-traitant de PSA, ont fait 2 jours de grève la semaine dernière pour des augmentations de salaires. Alors que la direction leur promettait des NAO ridicules, la grande majorité des 200 salariés ont interrompu l’activité de l’usine et ont obtenu 1400 € de prime au bout de 2 jours de grève. Plus d’informations sur le déclenchement de la grève : http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2017/03/08/greve-chez-mecaplast

FVM en grève

Les 230 salariés de FVM Technologie (Meurthe-et-Moselle) sont en grève illimitée depuis hier. La fonderie, qui travaille exclusivement pour Renault, est en redressement judiciaire. Et Renault refuse de s’engager sur de nouvelles commandes. Encore un équipementier qui risque de couler pour que Renault augmente ses marges. Ça commence à déborder !

Encore des promesses non tenues

En juin, Renault et PSA s’étaient engagés à garantir des commandes suffisantes pour permettre la viabilité de l’usine d’emboutissage Altia (ex Sonas) à La Souterraine dans la Creuse. Mais Renault vient d’annoncer une baisse de 30 % de ses commandes. Les 331 salariés d’Altia sont mobilisés afin que Renault tienne ses engagements. Soutenons-les !

Une grève qui n’est pas pour la galerie

Les 58 salariés de Bozal dans la Marne, qui produit des galeries de toit pour Renault et PSA, sont en grève. L’entreprise est en liquidation judiciaire, suite à une baisse des commandes. Les salariés revendiquent 40 000 € de prime. Leur menace de mettre le feu à l’usine a provoqué l’ouverture de négociations. Mais les principaux responsables, Renault et PSA, sont aux abonnés absents.

Dégâts collatéraux

Jeudi 10 et vendredi 11 avril, l’usine Renault de Douai a été paralysée par la grève du sous-traitant SAS Automotive Systems, installé dans le parc fournisseurs autour du site. Les 120 salariés de SAS à qui Renault a annoncé qu’il reprenait leur activité, exigent qu’ils soient tous repris par Renault. L’accord de compétitivité prévoit 8260 suppressions d’emplois… à Renault. Et combien chez les fournisseurs et chez les prestataires ?

Qui sème la colère…

Apprenant que Renault veut internaliser leur activité en 2015, les salariés de SAS à Douai, (planche de bord du Scenic) ont fait grève : ils veulent l’assurance que Renault les reprendra tous. Grève aussi à la succursale de Dijon (140 salariés) que Renault veut revendre. A Vaux (Allier), les salariés de la fonderie DMI sont en lutte contre la liquidation de leur usine, alors que Renault, principal client, refuse de s’engager sur un niveau de commande… Leurs combats sont aussi…

Les TRW manifestent quai Le Gallo

Le 14 décembre, 200 salariés venus de Ramonchand dans les Vosges, ont manifesté à Boulogne devant le siège de Renault. Le groupe américain TRW veut liquider ce site de 313 personnes mis en redressement judiciaire en juillet. Les salariés se battent pour sauver leur emploi, alors que Renault, principal donneurs d’ordre avec PSA, refusait de renouveler ses commandes. La mobilisation a obligé Renault à promettre de maintenir une partie de ses commandes. Une première étape, mais Renault peut mieux faire.…

Une solidarité qui ne fond pas

Au bout de trois jours de grève, les salariés de la Fonderie Du Poitou Aluminium (FDPA) ont obtenu une prime extra-légale de 30 000 € au lieu des 13 000 proposés initialement par Renault, pour les 60 salariés sur 455 qui ne seront pas repris par Saint-Jean Industries. Renault, ancien propriétaire et principal client de FDPA, s’était engagé devant le tribunal de commerce à verser 2,8 millions pour cette prime, mais a affirmé ensuite que cette somme incluait la prime…

Encore une fonderie menacée

Comme FDPA, la fonderie MBF de Saint Claude (Jura) est en redressement judiciaire depuis juillet 2011 suite à un chantage à l’emploi. Les menaces du propriétaire, le groupe Arche, de fermer le site si les 433 salariés n’acceptaient pas de réduire les effectifs de moitié avaient alors entrainé un mois de grève. La semaine dernière, trois salariés ont entamé une grève de la faim afin d’exiger des deux principaux clients, Renault et PSA, qu’ils garantissent un niveau suffisant de commandes.…

Sarko m’a sauver

Le tribunal de commerce de Nanterre devra se prononcer le 19 avril sur la reprise des Fonderies Du Poitou Aluminium (FDPA) par St Jean Industries, avec une perte de 60 emplois sur 455. Sarkozy, en visite électorale à FDPA lundi 16 avril, a fait un bide en annonçant aux salariés rien de très nouveau. Pas de reprise par Renault en tout cas. C’est par leur lutte que les travailleurs des fonderies se font entendre de Renault et du gouvernement. La…