Étiquette : emploi

Bosch et tais-toi !

La baisse du Diesel menace des centaines de milliers d’emplois en Allemagne et en France, dont l’usine Bosch près de Rodez. 1600 salariés y produisent exclusivement des injecteurs ou des bougies pour les moteurs Diesel, et à 80 % pour Renault. Mais la direction de Bosch (comme celle de Renault) n’a aucun projet de reconversion. Pire, elle conditionne l’avenir du site à un accord de « compétitivité » : une baisse du temps de travail et des salaires contre l’adaptation d’une des deux lignes…

Qui sont les casseurs ?

Alors que 157 d’entre eux viennent de recevoir leur lettre de licenciement, les salariés de GM&S continuent de se battre. Et ça ne plait pas au patron de GMD, qui reprend seulement 120 salariés et menace désormais de mettre la clé sous la porte. L’équipementier a été sacrifié par Renault et PSA qui sous-traitent les licenciements. Quant au gouvernement, il a envoyé les gendarmes mobiles déloger les salariés qui occupaient la préfecture de la Creuse, arrêtant au passage un cinéaste…

Sam suffit pas

Un autre sous-traitant de Renault, Sam Technologies à Viviez (Aveyron), est également en redressement judiciaire. Un repreneur s’est manifesté, Linamar. Mais il ne veut reprendre que la moitié des 450 salariés en CDI et des 170 intérimaires. D’où une forte mobilisation : un premier blocage du site a eu lieu en mai et une manifestation a réuni 5000 personnes à Decazeville le 2 septembre. S’en est suivie la menace d’une rupture des approvisionnements de pièces pour la Clio et la…

Chantier de démolition

Les ordonnances Macron veulent généraliser les « contrats de chantier », des contrats déjà appliqués dans le BTP et certaines entreprises de la convention collective Syntec (bureaux d’études). Ainsi les employeurs pourraient embaucher aussi facilement qu’en CDD, mais sans prime de précarité, ni date de fin de contrat. C’est l’employeur qui décide quand le « chantier » est terminé, et il s’exonère des procédures de licenciement. C’est la précarité totale. Empêchons ces ordonnances de passer, pour que nos vies ne…

Des inspecteurs trop gênants

Le ministère du Travail veut supprimer 4 postes sur 42 à l’inspection du travail des Yvelines. Les inspecteurs, déjà pas assez nombreux pour faire respecter la loi dans les entreprises (dont le Technocentre qui dépend de l’inspection du travail de Montigny), dénoncent ce projet… qui a tout pour plaire aux employeurs.

Quelle vie après le Scenic ?

Comme l’Espace, le Scenic ne devrait pas être renouvelé. Ce serait un coup dur pour Renault Douai, car ces modèles assurent une grande partie de son activité. Côté études, cela ferait aussi un gros vide. La mode serait aux gros SUV. Mais où seront-ils conçus et fabriqués ? Pas sûr que les accords compétitivité d’aujourd’hui assurent les emplois de demain. Ghosn a sûrement son idée sur la question.

A quand l’inversion de la courbe ?

Le nombre de salariés Renault de l’établissement de Guyancourt est passé de 10 312 fin 2015 à 10 092 fin 2016, malgré 687 embauches externes. Les recrutements annoncés n’ont pas suffi à inverser la courbe des suppressions d’emploi. Conséquence : le recours à la prestation augmente ainsi que la charge de travail (et son lot de burnout). En 2017, il va falloir mettre le paquet pour inverser la courbe.

L’embrouille

Renault promet d’embaucher 3600 personnes de 2017 à 2019 au lieu de 3000. Mais la direction a aussi indiqué qu’une partie des embauches promises en 2016 serait réalisée en 2017. Et voilà d’où viennent les 600 embauches de plus pour 2017 !

Désintox

Première annonce de Ghosn au Mondial de l’Auto : 1 000 embauches en plus des 2 000 déjà annoncées de 2013 à 2016. Mais dans le même temps, le plan de départ explose avec 10 000 départs. Bilan de l’accord compétitivité 2013-2016 : 7 000 emplois perdus. Deuxième annonce vendredi dernier : 3 000 embauches en CDI de 2017 à 2019, dont la moitié en fabrication. Mais Renault va aussi virer 4 500 intérimaires des usines. Bilan : 3 000 postes supprimés en fabrication…

Cachez ce papy-boom…

Dans ses annonces, la direction ne parle pas des départs des salariés Renault prévus de 2017 à 2019. Pourtant ces départs ne sont pas négligeables. Rien qu’à Renault sas fin 2015, 6680 salariés avaient plus de 55 ans. Parmi eux, 2275 étaient en DA ou DACS. Restent donc 4405 salariés (dont 2000 APR) susceptibles de partir en retraite ou en DACS dans les 3 prochaines années. Et il faut encore y ajouter les filiales : ACI, FDB, MCA, Sovab… Les embauches…

Vis ma vie… en usine

La direction a annoncé vouloir faire passer, à volume de production égal, le nombre de véhicules par salariés d’usine et par an de 64 à 90 d’ici 2019. Une augmentation de la productivité de 40 %, qui se ferait par la robotisation… et la diminution de 29 % des effectifs de production. Bref, les cadences vont augmenter, avec leurs effets sur les conditions de travail. De bonnes raisons de dire non à cet accord !

Ça risque de devenir irrespirable

Lors de la deuxième réunion de négociation sur le nouvel accord compétitivité, la direction a annoncé qu’elle arrêterait les Dispenses d’Activité (DA) en 2017. Elle veut aussi supprimer les primes versées en cas de mobilité externe et de création d’entreprise. Il faut dire que les candidats au départ ne manquent pas, tant les conditions de travail et la politique salariale se sont dégradées ces dernières années. Mais pour limiter les départs, plutôt que de donner envie de rester, la direction…

Des embauches au ralenti

Au rayon recrutements, la direction annonce l’embauche en CDI de 30 % des jeunes qui sont en alternance ou en stage. Elle se garde bien de chiffrer cet objectif, qui pourrait se situer autour d’un millier d’embauches sur 3 ans. Alors que les départs vont forcément continuer, qu’environ 7500 emplois (solde départs – embauches) ont été supprimés depuis l’accord compétitivité de 2013… On sait déjà que cela ne suffira pas.

Une compétitivité nuisible à l’emploi

Les négociations pour un nouvel accord de compétitivité ont commencé. Le 22 septembre, la direction a présenté son bilan de la GPEC. L’accord compétitivité de 2013 prévoyait 8260 départs. La direction en compte finalement 9800 de 2013 à fin 2016, dont 4500 Dispenses d’Activité (DA). Côté embauches, il y en a eu 724 en 2015 (sur 1000 annoncées) et 1015 en 2016 jusqu’en juillet. D’où 7300 emplois perdus de 2013 à juillet 2016. La direction se félicite de ne pas…

Champion du handicap

La direction va embaucher seulement 25 handicapés sur 2 ans sur le périmètre Renault sas. Avec 7 % de travailleurs handicapés, elle estime être au-dessus du minimum légal de 6 %. Une moyenne : il y a 3,2 % d’handicapés à Guyancourt contre… 15 % à Douai ! En 2015 à Douai, un APR sur cinq était reconnu handicapé, soit 563 APR sur 2 643 ! Car l’usine produit également… des handicapés. En 2013, 38 nouveaux salariés ont été reconnus…

Dur métier

Des « Amphis Métiers » sont proposés pour « partir à la découverte de l’ingénierie ». La DEA-P fera son amphi en juin. La DEA-T a ouvert le bal en mai, offrant de nombreux postes en mobilité interne. L’occasion pour le DRH de l’Ingénierie de déclarer aux salariés « Soyez curieux, osez, allez voir en dehors de votre direction » et aux managers « Laissez faire et ne bloquez pas pour des problèmes de ressources. » Et « si vous…