Étiquette : coeur de métier

Loin des yeux, loin du cœur

La cartographie des fonctions cœur/non cœur de métier aurait-elle sombré corps et bien à la suite du départ de Billig ? Il est vrai qu’entre cœur, non cœur, sensible, critique, fonction, poste, métier et compétences, c’était une belle usine à gaz ! La direction confesse que « cette cartographie n’a pas été mise à jour » depuis novembre 2013, tout en affirmant que « la réflexion Core Non Core reste une donnée d’entrée pour la réflexion stratégique mais n’est plus…

Trop de mots pour être honnête

Coeur, non-coeur, sensibles, critiques… Le tout appliqué tantôt aux compétences, tantôt aux métiers, aux fonctions, aux emplois, aux postes, aux activités… L’inventivité de la direction paraît sans limite. Il n’y a pas mieux pour noyer le poisson, et faire oublier l’objectif essentiel : réduire de 20 % les effectifs d’ici 2016.

La valse des étiquettes

Lors des premières phases des réorganisations, un grand nombre de salariés ont vu leur fonction changer. Rebelote avec la phase 2. Raison de plus de se méfier des tableaux diffusés sur les fonctions cœur et non-coeur.

Vente à la découpe

La direction a pondu une nouvelle cartographie des fonctions cœur et non cœur de métier de l’Ingénierie, du Produit et de la Qualité. Dans la catégorie des métiers non cœur « à réorienter », les premiers sur la liste sont la réalisation des essais, la fabrication des prototypes, l’analyse concurrence et le développement des dérivés et de la vie série. Des secteurs où arrivent déjà de nombreux prestataires pour reprendre l’activité, comme au CRP. De nombreux autres métiers sont dans…

Formations en solde

La responsable Emploi et Formation de la Région Parisienne s’est fendue d’un mail pour inciter les salariés à s’inscrire à des formations : « optimiser vos actions quotidiennes », « développer votre créativité » ou « préparer votre entretien individuel ». Indispensable ! Il faut dire que moins de 45 % du plan de formation a été réalisé. Et pour cause : tout l’année des sessions ont été annulées et des formations refusées pour réduire les coûts. Quant aux formations…

Quand Renault tape dans le mille

Lors du précédent Observatoire de l’Emploi et des Compétences de mai 2013, la direction a annoncé clairement que « les activités non cœur de métier seront confiées à des partenaires extérieurs de bon niveau, tout en maintenant et développant des compétences internes assurant la maîtrise des engagements pris. » L’accord compétitivité Renault prévoit ainsi d’externaliser, dans l’Ingénierie, l’activité exercée aujourd’hui par 1 000 salariés. Et que deviennent les salariés en question ? Mystère.

L’électronique mise au ban

Avec la réorganisation, les bancs HIL et les PIE (Plateformes d’Intégration Electronique) sont d’abord passés de la DIESE à la DE-S (Direction Engeenering System). Mais à la rentrée, changement de programme : ils devraient passer à la direction Tests & Services (DE-T), qui accueille de nombreux secteurs non-cœur de métier. Et ensuite ? Aucune visibilité, du moins du côté de la base.

Rétention d’information

Le point d’avancement de la démarche cœur/non-cœur de métier fait lors des CCE et CE de juillet, a été un non-événement : la direction reste toujours dans une présentation très générale. Seule info, mais sans surprise : la direction Tests & Services est la plus touchée avec une répartition cœur/non cœur à 50/50. Ce qui laisse augurer des réductions d’effectifs importantes et des externalisations. Mais là-dessus, c’est toujours silence-radio. Il y aurait donc des choses à cacher ?

ESI on nous disait ce qu’il se passe

Renault a signé en mai un nouvel accord avec ESI Group, spécialiste du Prototypage Virtuel (VPS…). Cet accord vise à renforcer les prototypes virtuels afin de remplacer les prototypes réels dans de nombreux domaines : confort habitacle, sièges, sécurité, crash-test, acoustique, moteurs… Pour mieux dégraisser dans l’Ingénierie ? Bizarre : pas un mot de cet accord dans la com’ interne…

Test et Services : un nom qui sent le souffre

EADS veut vendre Cassidian Tests & Services, une filiale de 500 personnes chargée des tests pour les avions et chars civils ou militaires. Les salariés des sites d’Elancourt et de Toulouse ont manifesté le 3 juin contre cette cession. Raison invoquée par EADS : l’activité tests et services ne serait pas « cœur de métier ». Un air déjà entendu chez Renault alors que Billig, qui vient de créer la nouvelle direction Tests & Services (DE-T), arrive tout droit d’EADS.

Silence dans les rangs

Lors d’une réunion suite à la réorganisation, des salariés de la DE-SP (Direction Engineering-Système Pilotage) ont exprimé leurs inquiétudes sur le cœur de métier. Le nouveau directeur, à l’issue d’un long monologue, leur a répondu que refuser l’externalisation des activités non cœur de métier, ou refuser de passer pilote, sera considéré comme une « faute professionnelle ». Il se croit à l’armée ?

Un sujet tabou

Devant des salariés de la DE-VEV (Direction Engineering-Véhicule Equipements Validation) réunis à Lardy, le chef de service a admis que les essais ne sont pas cœur de métier, et qu’à terme ils seront réalisés en sous-traitance. Mais il n’a pas eu le temps d’en dire plus : son N+1 lui a aussitôt suggéré de remettre cette discussion à plus tard. Ça commençait pourtant à devenir intéressant.

L’art de nous prendre pour des billes

Les présentations faites sur les réorganisations ne disent rien des périmètres cœur de métier. Version officielle : « la stratégie cœur de métier » sera définie ultérieurement ! Comme si les réorganisations se faisaient indépendamment. On est censé y croire.

Les cachoteries continuent

Le projet de réorganisation prévoit un « schéma cible » de répartition des activités de développement : 60 % cœur de métier (externalisable à 20 %) et 40 % non-cœur de métier (externalisable à 80 %). Des jalons sont même définis : 20 % des activités en schéma cible au 1er juillet 2013, 50 % au 1er janvier 2014 et 80 % au 1er janvier 2015. Mais la direction se garde bien d’annoncer quels secteurs seraient externalisés dès juillet, et…

Loin du cœur, loin des yeux

« Une ingénierie concentrée sur ses activités “cœur de métier” sait déléguer les activités qui ne le sont pas à des partenaires qui savent le faire mieux et moins cher » peut-on lire dans le document présenté au CCE. Les salariés concernés apprécieront. Au fait, le CEG, c’est cœur de métier ?

On est tous cœur de métier

Il y aurait donc des activités Ingénierie-Tertiaire « non cœur de métier » (no core en anglais) dont il faudrait se séparer pour se recentrer sur celles « cœur de métier » (core). Tout cela n’est en fait qu’une opération de com’ qui permet à la direction de ne pas afficher directement son objectif : réduire de 20 % les effectifs de l’Ingénierie et ceux du tertiaire de 1300 emplois. Nous sommes tous cœur de métier !