Acte II : pas de coup de théâtre

La semaine dernière, le Premier ministre Édouard Philippe a présenté « l’acte II » de la présidence Macron. Le gouvernement compte continuer ses réformes au service des plus riches. Il compte les imposer sans faire de remous, une fois les élections européennes passées, tout en misant sur le fait que les dernières manifestations de Gilets jaunes rassemblent moins de monde. Mais les cendres sont encore chaudes. Et voilà que s’étend la grève des urgences, ce miroir grossissant de l’ensemble de la situation…

Audit soit-il !

Cette semaine les ateliers du Technocentre passent l’audit HSE (Hygiène Sécurité Environnement). La hiérarchie est sur les dents pour éviter la même note qu’Aubevoye qui a écopé d’un D (insatisfaisant). Les chefs ont multiplié les pré-visites pour vérifier que tout est bien rangé, étiqueté, affiché… Craignent-ils d’être cloués au pilori si leur secteur est mal noté, ou toucheront-ils une prime en cas de bonne note ?

Par-audit

Pendant que les chefs s’activent sur l’audit HSE, la plupart des prestataires échappent à leur attention : entassés dans les secteurs les plus ingrats, sans véritables postes de travail… La direction a même inventé un terme pour cela : le « schéma 3 debout ». Des prestataires qui ne sont ni en « schéma 3 » (c’est-à-dire avec un poste de travail au TCR), ni en « schéma 4 » (c’est-à-dire travaillant dans leur société de prestation). Mais que font les auditeurs ?!

Le retour du « péril jaune »

A l’Assemblée Générale des actionnaires de Renault du 12 juin dernier, Jean-Dominique Senard, le nouveau président de Renault, a justifié le projet de fusion avec Fiat par la menace d’un futur « tsunami » de la concurrence automobile chinoise. Après la « piste chinoise » dans l’affaire des faux espions de Renault, le « complot » japonais de Nissan pour destituer Ghosn, voici l’invasion du frelon motorisé asiatique. Un pour tous, tous derrière Jean-Do !