Le capitalisme ne sera ni vert ni social

Les journées de mobilisation pour le climat font le plein. 4 millions de manifestants dans le monde le 20 septembre lors d’un nouveau vendredi de grève. Encore 5000 000 manifestants à Montréal au Canda vendredi dernier… Ça fait du bien de voir autant de monde, autant de jeunes manifester pour le climat.

Cela montre une prise de conscience de plus en plus forte de l’ampleur du dérèglement climatique, et de l’insuffisance des réponses qui sont apportées. Alors oui, on ne peut pas continuer comme ça, Il faut agir maintenant !

Green washing à tous les étages

Du coup, tout le monde s’est repeint en vert. La compagnie Air France, pointée pour les émissions de CO2 de ses avions (quinze fois plus polluant en moyenne que le train), annonce qu’elle va se mettre à planter de arbres pour compenser son empreinte carbone. Air France cherche ainsi à répondre au mouvement parti de Suède : Flygskam (« la honte de prendre l’avion »).

Total, le géant français des hydrocarbures, une des entreprises qui émet le plus de gaz à effet de serre dans le monde, prétend que son activité est tout à fait compatible avec la préservation du climat. La preuve : Total s’est mis à installer des panneaux solaires sur les toits de ses stations-service !

Les nouvelles technologies ne sont pas en reste. Le bilan carbone des activités sur internet est au moins aussi lourd que celui du transport par les airs : électricité pour faire fonctionner les serveurs et les réseaux informatiques, pour refroidir les data centers ou fabriquer nos si précieux smartphones. Mais on est rassuré : les géants du net, d’Amazon à Google, promettent qu’ils ne vont plus utiliser que de l’énergie renouvelable.

La liste est longue de ces multinationales devenues soudain plus écolos les unes que les autres. On se demande d’ailleurs pourquoi les températures continuent d’augmenter ?!

Le monde politique n’est pas en reste. Après Chirac à en 2002 qui déclarait que « notre maison brule et nous regardons ailleurs », Emmanuel Macron nous fait le coup du « make our planet great again ». Macron a même reçu le titre de « Champion de la terre », un prix décerné par le Programme des nations unies pour l’environnement.

Greta Thunberg, le nouveau symbole de la lutte pour le climat, est invitée au parlement Britannique, au parlement européen, à l’assemblée nationale et même à l’ONU… Faire un selfie avec Greta, c’est devenu vraiment le top !

Greta Thunberg a d’abord été encensée par les dirigeants du monde capitaliste. On allait même lui décerner le prix Nobel de la paix. Il y avait certes quelques climato-sceptiques, et l’extrême droite qui accusait la jeune suédoise d’être manipulée.

Mais le ton est en train de changer. Car elle commence à déranger, et tous ces hommages hypocrites ne lui font pas lâcher l’affaire.

Greta Thunberg, avec d’autres lycéens, a osé saisir l’ONU pour protester contre le manque d’engagement face à la crise climatique de cinq gouvernements, dont celui de la France. Ces lycéens exigent de « prendre des mesures pour protéger les enfants des effets dévastateurs du changement climatique ».

Piqué au vif, Macron a répondu à Greta et ses amis d’aller « plutôt manifester en Pologne ».

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation, s’est empressé de dire qu’« il ne faut pas créer une génération de déprimés autour de ce sujet ». La déprime, elle vient plutôt de sa politique, de la dégradation des conditions de travail dans l’Education Nationale qui ont poussé, il y a 10 jours, une directrice à se suicider dans son école maternelle de Seine-Saint-Denis.

La politique environnementale de la France ne donne aucune raison de positiver. En témoigne la démission fracassante de Nicolas Hulot du gouvernement : reculade sur l’interdiction du glyphosate, reculade sur les engagements de réduction du nucléaire… En démissionnant, Hulot a dénoncé le poids des lobbys, l’orthodoxie économique et financière du gouvernement, l’absence de remise en cause du « modèle dominant », même s’il ne fallait pas être devin pour savoir tout ça avant d’entrer dans le gouvernement Macron.

La France fait partie des vingt pays qui à eux seuls représentent les trois quarts des émissions CO2 (dioxyde de carbone) dans le monde.

Pire, la France ne tient pas ses engagements pris à la COP21 qui a eu lieu en décembre 2015 à Paris, en termes de réduction des émissions de CO2, d’augmentation de la part des énergies renouvelables, d’efficacité énergétique…

Alors oui, pour sauvegarder notre planète et ses habitants, comment faire confiance aux capitalistes et aux gouvernements à leur service ?

Aie confiance…

On est en train d’en faire l’expérience avec l’explosion et l’incendie de l’usine Lubrizol, près de Rouen. Cet incendie a créé un immense nuage toxique, probablement cancérigène, qui s’est propagé jusqu’en Belgique. Sans compter la suie qui est retombée dans plus de 100 communes avoisinantes, polluant les récoltes dans les champs, recouvrant les écoles…

Ce site classé Seveso n’en est pourtant pas à son premier accident. En 2013, un autre accident avait entrainé la formation d’un nuage de gaz. Celui-ci avait été senti jusqu’en région parisienne et au sud de l’Angleterre. Conséquence pour Lubrizol : 4000 euros d’amende pour négligence !

Or Lubrizol appartient à Warren Buffet. En 2019, le magazine Forbes a estimé sa fortune du milliardaire américain à 82,5 milliards de dollars américains, ce qui fait de lui la troisième fortune du monde. Alors 4000 euros, ce n’est même pas l’argent de poche de Warren Buffet !

En 2015, Lubrizol a encore déversé plusieurs milliers de litres d’huiles dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales. En janvier 2019, cette usine, située à 3 km du centre-ville, a pourtant obtenu l’autorisation d’augmenter ses capacités de production et de stockage. Lubrizol a en effet bénéficié d’une nouvelle loi, dite « Essoc », une des promesses électorales du candidat Macron, qui a assoupli les contrôles au nom de la « simplification ».

Il faut dire que Macron est un fanatique de la simplification, surtout quand elle se fait au détriment des travailleurs et de la population. Et hop, une Loi travail pour simplifier le Code du travail ! Et une autre réforme pour simplifier le système des retraites !

Alors le gouvernement nous dit d’avoir confiance, qu’il y a certes de mauvaises odeurs, de la suie mais que ce n’est pas si dangereux que ça. Mais comment les croire, ces gouvernements qui n’ont fait que nous mentir ?

Nous mentir sur le nuage radioactif de Tchernobyl, censé s’arrêter aux frontières de l’hexagone.

Nous mentir sur le Mediator, ce médicament autorisé pendant 30 ans par les pouvoirs publics malgré de nombreuses alertes, et qui a fait des centaines de morts et des milliers de personnes handicapées.

Nous mentir sur l’amiante responsable d’au moins 100 000 morts en France…

Chère automobile

Prenons l’amiante. Le mois dernier un retraité de Renault Billancourt a découvert qu’il avait un cancer des poumons. Les médecins lui demandent s’il avait été en contact avec de l’amiante à son travail. Et lui répond non. Alors qu’il travaillait aux Presses dans l’ile Seguin, un secteur bourré d’amiante. Mais il n’en avait pas conscience. Cela montre comment les salariés étaient informés par la direction de Renault. Depuis, il a pris contact avec un collectif de défense des victimes de l’amiante et a déposé une demande de reconnaissance en maladie professionnelle. Mais ça ne lui rendra pas ses poumons.

Comme pour l’amiante, pour les émissions de CO2 les scientifiques alertent depuis longtemps. Les transports motorisés représentent environ 1/4 des émissions globales de gaz à effet de serre.

Des normes anti-pollution ont certes été établies par les pouvoirs publics afin de réduire les émissions de CO2 (le dioxyde de carbone, qui est un gaz à effet de serre) et les particules (comme les Nox, les oxydes d’azote) responsables de problèmes respiratoires et de morts prématurées.

Et puis, en 2015 a éclaté le DieselGate, avec la découverte aux Etats-Unis de voitures Volkswagen équipées de logiciels permettant de tromper les tests d’homologation. Et le scandale s’est propagé à d’autres constructeurs qui trichaient eux aussi, dont PSA et Renault en France.

En fait, les constructeurs ont tous triché pour faire croire qu’ils respectaient ces normes.

Le Diesel Gate a entrainé une baisse des ventes de voiture Diesel. Du coup des dizaines de milliers d’emplois sont menacés en France, davantage encore en Allemagne.

Face aux critiques, les constructeurs automobiles ont lancé des nouveaux concepts : la « voiture verte », le « véhicule propre » ou autre « véhicule zéro-émissions »

Mais qu’y-a-t-il derrière ces appellations ? Les voitures électriques sont-elles vraiment propres ?

En fait, leur bilan carbone est à peu près le même que les voitures à essence ou Diesel. Leur fabrication se fait avec des composants qui viennent du monde entier, transportés par camion ou porte-conteneurs jusqu’à l’usine d’assemblage. Avec des métaux rares, dont l’extraction est source de pollution. Et qui génère des déchets, comme ces batteries pleines de composants polluants.

Il y a aussi le problème de l’énergie électrique nécessaire pour faire rouler ces voitures. Combien faudra-t-il de centrales électriques fonctionnant au gaz, au charbon, au pétrole ou à l’énergie nucléaire pour remplacer la totalité du parc automobile mondial (1,3 milliards tous véhicules compris en 2015 selon les chiffres officiels) ?

En attendant, ce qui marche le mieux en ce moment pour les constructeurs automobiles, c’est de vendre des SUV, ces sortes de 4×4 qu’on voit de plus en plus rouler même au plein cœur de Paris. Des aberrations écologiques, qui émettent beaucoup plus de CO2 pour les fabriquer ou les faire rouler. Ce qui fait que les émissions de CO2 liées à la voiture repartent à la hausse.

Pour les salariés de l’automobile, il y a bien des contradictions à résoudre. Il faut d’une part des véhicules qui ne polluent pas, développer d’autres modes de transports individuels ou collectifs, limiter les déplacements, ce qui suppose une réorganisation profonde de la société actuelle. D’autre part, il y a une grosse inquiétude sur l’emploi, car dans le système actuel vendre moins de voitures signifie des suppressions d’emploi. Il y aurait certes des solutions, mais comment faire le pont entre la situation actuelle et la société de demain ?

Beaucoup sont conscients du réchauffement climatique, mais craignent pour leur emploi. Car les patrons ne font pas de cadeau. Ils ont déjà supprimé des dizaines de milliers d’emplois dans l’automobile en France au nom de la compétitivité… et versés des milliards de dividendes chaque année aux actionnaires. Ils n’auraient pas d’états d’âme à en supprimer bien d’autres au nom de la transition écologique.

Collapsologie(s)

Nous vivons de plus en plus de canicules, de cyclones ou d’inondations. Le dérèglement climatique devient de plus en plus palpable. Cela amène à une prise de conscience plus large. Cette augmentation des phénomènes climatiques extrêmes conduit même certains à envisager un effondrement de notre société. On voit l’apparition d’un courant, autour de ce qu’on appelle désormais la collapsologie.

Ce courant est apparu avec le livre « Collapse » (Effondrement en anglais) écrit par un professeur de science de l’environnement de Californie, Jared Diamond, en 2005. Pour ce professeur, il y a deux principales causes qui risquent d’amener à l’effondrement de la civilisation humaine : la destruction de l’environnement et l’augmentation de la population, les deux étant liés. Diamond préconise de modifier nos habitudes de consommation, car cela ferait pression sur les grandes entreprises pour qu’elles respectent l’environnement. Il encourage même à s’engager auprès d’elles pour qu’elles changent de comportement, pour qu’elles respectent davantage l’environnement !

Il n’y a chez Diamond pas la moindre remise en cause du capitalisme. On comprend pourquoi ce livre fut encensé par Sarkozy lors de sa parution, ou encore aujourd’hui par Edouard Philippe, notre actuel premier ministre, qui a déclaré que c’était son livre de chevet. Ceux-là sont tous prêts à recycler l’écologie pour en faire des voix aux élections.

Pour d’autres collapsologues, qui ajoutent au réchauffement climatique, les crises financières et économiques, on ne pourrait plus éviter l’effondrement. On serait allés trop loin dans le dérèglement climatique et la mondialisation. Il faudrait penser à l’après, créer dès maintenant des petites communautés résilientes qui seraient les noyaux d’une future société d’après l’effondrement.

C’est le cas de Pablo Servigne, un ingénieur agronome qui prône l’entraide et la résilience, « cette capacité des êtres et des systèmes socio-écologiques à absorber les chocs et à se transformer ».

« Une autre fin du monde est possible ». C’est le titre de son dernier livre. Mais c’est aussi une utopie qui pourrait être dangereuse, y compris pour les communautés que Servigne prône.

Car le capitalisme ne s’effondrera pas sans rien tenter. On l’a vu. Les deux guerres mondiales du siècle dernier ont été de véritables et profonds effondrements. Et le capitalisme est toujours là, et à quel prix !

C’est que le capitalisme a aussi une certaine capacité de résilience.

On assiste déjà à une montée du nationalisme et du protectionnisme partout dans le monde. On dresse partout des barrières, que ce soit contre l’importation de marchandises ou contre l’arrivée de réfugiés. On construit de murs partout. On fabrique et vend des armes à tout va. On a des Etats de plus en plus totalitaires…

Ces logiques peuvent mener à la guerre. Ce sera en tout cas une guerre contre la population pour maintenir les privilèges des plus riches. Et les petites « communautés résilientes » des collapsologues ne pourront que s’y faire broyer. Et attention à ne pas bâtir ces communautés sur la trajectoire des nuages de pollution de type de Lubrizol, qui ne manqueront pas de se produire en cas d’effondrement.

Un capitalisme vert ?

Même au cas où les capitalistes faisaient leur « révolution verte », estimant que leurs propres conditions d’existence sont menacées par le dérèglement climatique et qu’il faut agir, ce sera au détriment de l‘immense majorité de la population.

On le voit déjà : la « transition énergétique », la fermeture d’industries polluantes s’opère au détriment des salariés licenciés. Que vont devenir ar exemple les 400 salariés qui travaillaient sur le site de Lubrizol avant sa destruction ? Ce doit être le dernier des soucis de Warren Buffet.

Les réfugiés, dont le nombre de réfugiés climatiques ne peut qu’augmenter, sont repoussés par les pays les plus riches, que ce soit avec le mur de Trump entre le Mexique et les USA, ou avec le renforcement de Frontex, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, chargée de refouler les réfugiés en méditerranée.

On pourrait donc assister à une nouvelle forme de fascisme « vert », pour sauver les plus riches et la bourgeoisie, et maintenir la population dans l’embrigadement et la terreur.

Mais si nous jugeons que nous sommes déjà sur la voie de l’effondrement, comment imaginer que la classe ouvrière, que les populations pauvres se laisseront plonger dans la misère et dans l’oppression sans rien tenter non plus ?

On a déjà vu à travers le monde des émeutes contre la faim, des printemps arabes, des manifestations contre la pollution, dont certaines ont pu tourner à l’émeute comme en Chine, des grèves et des mouvement sociaux du monde du travail. On a vu surgir les Gilets jaunes. On assiste en ce moment à des révoltes profondes contre le « système » que ce soit en Algérie ou à Hong-Kong…

Oui, le système capitalisme peut s’effondrer. Mais c’est sur ces révoltes-là, c’est sur la lutte de classe qu’il faut miser pour que le capitalisme ne renaisse pas une nouvelle fois de ses cendres. C’est à ces soulèvements populaires qu’il faut donner un espoir et une perspective.

L’ère du capitalocène

Pour certains, nous serions entrés dans une nouvelle ère géologique, l’anthropocène, l’Ere de L’homme. Ce serait donc l’être humain qui serait responsable du dérèglement climatique. Mais la hausse de la température date du 19ème siècle, c’est-à-dire de la révolution industrielle pas de l’homme de Cro-Magnon. Ce réchauffement date de la période de développement du capitalisme. C’est donc bien le capitalisme qui est responsable du dérèglement climatique, pas l’homme en général.

C’est donc le capitalisme qu’il faut remettre en cause si nous voulons éviter ou survivre à un effondrement.

Changer nos comportements individuels ne suffit pas. Sans compter que des milliards de personnes sur cette planète n’ont pas le choix de changer de mode de consommation : elles peinent déjà à consommer aujourd’hui pour pouvoir vivre.

Les capitalistes ont beau se reverdir la façade, l’origine du dérèglement climatique est dans le fonctionnement même de leur système économique. Dans la loi du profit et la concurrence. Dans la propriété privée des moyens de production, de ces grandes entreprises qui appartiennent à des individus ou à des groupes privés, guidés par le profit privé et le versement de dividendes toujours plus importants aux actionnaires.

Oui, il faut changer le système, pas le climat. La seule option, c’est de renverser ce système, de renverser le capitalisme.

Oui, il faut ôter aux capitalistes leurs moyens de nuire. Il faut que nous prenions possession des grandes entreprises et des banques et les mettre au service du plus grand nombre.

Extinction rebellion

Les manifestations pour le climat visent à interpeller les gouvernements pour qu’ils fassent quelque chose. C’est le but des actions menées par Greta Gunberg, ou par d’autres mouvements comme Extinction Rebellion.

Extinction Rebellion, qui est né en 2018 au Royaume-Uni, prône la désobéissance civile non violente contre l’inaction climatique, et organise des actions spectaculaires : blocage de routes, de chantiers, intrusion dans le conseil régional de Lyon dans le but de « forcer les responsables politiques à prendre leurs responsabilités. »

Au Royaume Uni comme ailleurs, Extinction Rebellion veut obtenir du gouvernement qu’il proclame l’« état d’urgence climatique et écologique », qu’il mette en œuvre un plan d’actions pour « réduire à zéro » les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025, et la création d’une « assemblée citoyenne » qui, aidée de scientifiques, se prononcerait sur les questions climatiques.

Mais les gouvernements ne font rien de fondamental : de beaux discours, des chartes pour l’environnement, des « assemblées citoyennes » sans réel pouvoir…

Alors plutôt que d’interpeller ces gouvernements et les grandes multinationales, il faut se préparer à prendre en charge nous-mêmes les défis des crises environnementales et économiques.

Renverser le capitalisme

Les Marches pour le climat ne pourront pas suffire à imposer aux capitalistes de changer le système, et d’abandonner ce système qui les nourrit. Il ne suffit pas de dire aux gouvernements qu’ils doivent arrêter de détruire la planète. Il faut se donner les moyens de les empêcher d’y arriver.

Renverser le capitalisme ne peut se faire que par une révolution. Si l’on pense qu’il faut une véritable rupture avec le système actuel pour sauver la planète, et tout ce qui vit dessus, c’est le seul moyen pour y arriver.

Nous avons les moyens de construire une autre société, qui respecte l’environnement, une société débarrassée de l’exploitation des Hommes et de la Nature, c’est à dire une société communiste.

La classe ouvrière, celle qui ne vit que de la vente de sa force de travail, a les moyens de renverser le capitalisme. C’est la classe sociale qui fait fonctionner le système. Sans elle, tout s’arrête.

Si de telles idées, celles de Marx, de Lénine ou de Trotsky, se développaient parmi la jeunesse et le monde du travail, ce serait le meilleur espoir pour l’avenir, pour que toutes les révoltes qui ne manqueront pas de se produire débouchent sur un changement réel de système. Car il n’y a pas de truc, ni de grand soir pour renverser le capitalisme. C’est un combat politique.

Aujourd’hui, beaucoup de travailleurs ont pris conscience des problèmes climatiques, et de l’urgence à réagir. Mais l’urgence climatique ne doit pas s’opposer à l’urgence sociale. Pour avancer, il va falloir marcher sur ces deux jambes. Avec le capitalisme, on aura à la fois la catastrophe écologique et la catastrophe sociale. C’est pourquoi on ne peut pas laisser aux capitalistes la gestion d’une quelconque transition écologique.

L’urgence sociale et l’urgence climatique est un même combat. Et ce n’est pas qu’un slogan.

Kristian Zimmerman

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.