La mondialisation des licenciements

Pas sûr que les salariés qui ont posé des questions à l’Open Forum du 13 février soient rassurés. Aux Roumains inquiets de l’avenir de Pitesti mis en concurrence avec Tanger, Ghosn a répondu que l’avenir de chaque site dépendra de sa performance.
Quant aux questions des Russes sur les réductions d’effectif, Ghosn a déclaré qu’il avait toute confiance dans le nouveau directeur, Bo Andersson, pour « transformer » Avtovaz. Alors qu’un quart des 102 000 emplois a déjà été supprimé depuis l’arrivée de Renault, 7500 emplois doivent encore disparaitre (2500 licenciements et 5000 départs volontaires), soit 10 % des 73 000 salariés de Togliatti.
Ghosn se moque bien du sort des salariés : c’est à la Bourse qu’il rend des comptes.

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