Le grand cirque électoral a commencé

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Satisfaisant ! Voilà comment Hollande a osé qualifier son mandat, avant de renoncer à se présenter à la prochaine présidentielle . De fait, la renonciation de Hollande ressemblait plutôt à un dépôt de bilan.

Hollande dépose le bilan

Et pour cause, ces cinq années n’ont vu que des attaques contre le monde du travail, toujours au service des plus riches. Allongement à 43 années du temps de travail nécessaire pour toucher une retraite à taux plein, facilitation des licenciements avec augmentation du chômage à la clef, stagnation des salaires, suppressions de droits syndicaux…

La liste n’a fait que s’allonger, pour culminer cette année avec cette loi Travail que nous avons combattue dans la rue au printemps dernier. Autant de lois pro-patronales qui confortent les profits des uns pour mieux écraser les autres. Sans parler, en se couchant devant la propagande du Front national, de cette honteuse chasse aux migrants, qui cherche à diviser les exploités en leur désignant comme boucs émissaires les plus démunis.

La chasse aux places

Plus royalistes que le roi, les candidats se bousculent, à droite et à gauche, pour prendre la suite du monarque déchu. Valls, par exemple, celui qui envoyait ses flics contre les manifestants au printemps dernier et a gouverné à coup de 49.3, joue des coudes. Avec Fillon, la droite fait de la surenchère en disant vouloir supprimer 500 000 postes de fonctionnaires. Ah, pas dans la police ni l’armée. Donc où ça ? Dans l’éducation ? Les hôpitaux ? Là où le sous-effectif et les suppressions de postes ont déjà des conséquences catastrophiques ? Le CDI ferait aussi l’objet d’une attaque en introduisant de nouvelles clauses extensives de licenciements.

Ne rien attendre des élections

Face à ce marasme politique où tous les candidats se bousculent pour mieux plaire au Medef, il n’y a rien à attendre du résultat de la prochaine présidentielle. C’est en nous mobilisant sur notre terrain, celui de la lutte de classes, que nous pouvons faire face au rouleau compresseur des attaques patronales et gouvernementales.

Autre voix pour autre voie

Il faut que d’autres voix se fassent entendre au cours de cette campagne électorale, comme celle de Philippe Poutou : la voix d’un ouvrier, de cette classe ouvrière dont les politiciens bourgeois, de Montebourg à Le Pen, aiment à parler en son nom. Le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste défend un programme de sauvegarde du monde du travail :
Interdiction des licenciements et des suppressions de postes ;

  • Partage du travail entre tous sans diminution de salaire ;
  • Hausse des salaires, d’au moins 300 euros mensuels pour tous, et salaire minimum d’au moins 1 700 euros mensuels ;
  • Embauche définitive des précaires (intérimaires, CDD, prestataires…) ;
  • Création des dizaines de milliers de postes et embauches nécessaires dans les services publics.

Ni promesses, ni candidat providentiel

Ces revendications sont autant d’objectifs accessibles dans un contexte de généralisation des luttes. Car faire se rejoindre les mobilisations, ne pas les laisser éparses, faire converger nos luttes, voilà l’autre volet du programme défendu Philippe Poutou.
Ce programme, celui des travailleurs et des travailleuses de tous les horizons, ne cherche pas à s’incarner dans une personne providentielle. Il s’inspire de nos luttes récentes et à venir et sera fait de ces multitudes de combats se joignant ensemble pour remettre ce monde sur ses pieds. Parce que nos vies valent plus que leurs profits !

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