Tous ensemble, on les fera reculer !

manifestation-contre-loi-travail-2-06-16_2660841Gattaz, Valls, Hollande et bien d’autres ont tout essayé en termes d’intox : les grévistes qui prennent « en otage » la population, le chantage sur « l’image de la France » avec l’arrivée de l’Euro ou l’appel à la fin des grèves en solidarité avec les victimes des inondations… Rien n’y fait. La majorité de la population continue à penser que la responsabilité de la situation incombe au gouvernement.

Le gouvernement met la pression

Le gouvernement cherche une porte de sortie, et met de plus en plus la pression. D’une main, il donne quelques gages : auprès des routiers, il s’engage à ce que la loi ne permette pas de baisser la rémunération de leurs heures supplémentaires. Face aux chercheurs, il revient sur la baisse des budgets de la recherche. Aux enseignants, il promet une augmentation de salaire d’ici 2020. Aux cheminots, il fait miroiter un accord d’entreprise à la hauteur du cadre actuel (sans remettre en cause l’essentiel des attaques)…

Sans doute espère-t-il ainsi faire taire la contestation et ouvrir des tractations avec certaines directions syndicales. Pour s’en tenir au retrait pur et simple du projet de loi Travail, il faut rester mobilisés.

Car sur l’essentiel, Hollande et Valls ne cèdent rien et continuent de fanfaronner en affirmant que « le projet de loi ne sera pas retiré ». Et tandis que le ministre millionnaire Macron veut « élargir le champ de la négociation collective d’entreprise à d’autres domaines », suggérant d’y ajouter la question des salaires, Hollande compte sur le durcissement du texte au Sénat pour faire passer sa version pour progressiste ! Ils nous prennent pour des bleus, à nous de leur faire ravaler leur arrogance.

Les attaques pleuvent, partout…

Ce projet de loi symbolise tout ce que subissent déjà de nombreux travailleurs et que la loi Travail consacrerait et permettrait d’étendre partout. Elle n’est qu’un volet d’un plan d’attaques du patronat et du gouvernement, qu’on voit décliné partout : dans les hôpitaux avec les fermetures de services et les suppressions de postes, à La Poste avec les réorganisations qui allongent le temps de travail, à la SNCF avec le « décret-socle » contre lequel les cheminots se battent, dans l’automobile avec les nouveau « accords de compétitivité »…

… mais inverser le rapport de forces entre les travailleurs et le patronat : c’est possible, maintenant !

Dans le contexte de la mobilisation contre la loi Travail, d’autres conflits locaux ont éclaté, y compris dans le secteur privé. Il s’agit en fait de la même lutte, contre les différentes facettes de l’offensive patronale. Employés, ouvriers, postiers, cheminots, agents des hôpitaux, fonctionnaires territoriaux, d’État, chômeurs – les dernières semaines ont permis à des secteurs en lutte de se rencontrer, de prendre contact. Donc pas question de rester chacun de son côté, avec des journées d’action secteur par secteur. C’est sur cet émiettement que les patrons et le gouvernement misent pour venir à bout d’une contestation qui dure maintenant depuis trois mois.

Le rejet de la loi Travail doit permettre de faire converger toutes les luttes. Les minorités les plus déterminées ont tenu le choc : il s’agit donc de les rejoindre pour donner un nouvel élan à la mobilisation et l’étendre. Qu’une telle généralisation se fasse, et la victoire ne sera pas loin !
La prochaine grande échéance sera la manifestation nationale du 14 juin.

Dès cette semaine, joignons-nous aux manifestations prévues ce 9 juin là où elles auront lieu. Le monde du travail n’a jamais, au cours de ces dernières années, été aussi près de pouvoir renverser le rapport des forces avec le patronat.

 

Editorial des bulletins d’entreprise du 6 juin 2016

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