Catégorie : l’étincelle du 28 février 2017

La Bourse ou la vie

Après la prime de performance établissement, la BNP, qui gère l’épargne des salariés Renault, s’apprête à faire main basse sur la prime d’intéresse-ment aux résultats financiers. Sa mission : convaincre chaque salarié de lui confier sa prime. Et si celui-ci n’est pas un adepte de la spéculation en Bourse, la BNP a truffé son site internet d’avertissements tels que « Les sommes que vous percevrez seront à intégrer à votre revenu imposable », ou que « Ce paiement augmente votre quotient familial et risque…

Des NAO hors cadre

La direction a communiqué les résultats des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) : 0,6 % d’AGS pour les APR, 0 % d’AGS pour les ETAM en 2107… Mais rien sur les Ingénieurs et Cadres, une nouvelle fois exclus des NAO. Les cadres représentent pourtant un tiers des effectifs Renault, et deux tiers des salariés du TCR. Selon la loi, ces négociations sont obligatoires pour tous les salariés, cadres compris. La direction préfère avoir les mains libres et éviter toute contestation collective. Plus c’est…

Faux départ

Ghosn a cédé la direction opérationnelle de Nissan à un de ses fidèles lieutenants, Saikawa, tout en restant Président du Conseil d’Administration. Il veut « consacrer plus de temps et d’énergie pour gérer l’évolution stratégique et opérationnelle de l’alliance ». Ghosn ne lâche donc pas les rennes… ni ses multiples salaires. On a eu peur.

De quoi se remettre Ancel…in

Il n’y a pas que Ghosn qui touche le pactole chez Renault. Bruno Ancelin par exemple, le Directeur Produit et Programmes du Groupe Renault, a réalisé un joli coup en Bourse le 10 janvier 2017 en exerçant son option d’achat sur 16503 stock-options. Achetées à 34.23 € l’action, il les a revendues le jour même à 88 €. Résultat : une plus-value de 887 366 € selon l’AMF (Autorité des Marchés Financiers). Les hauts dirigeants de Renault spéculent régulièrement en…

A trois, c’est mieux

Les nouvelles imprimantes à badge, en cours de déploiement, sont plus lentes que les anciennes, et la plupart ne font pas le A3, ou la couleur. La liste des « irritants » n’était sûrement pas assez longue.

We want sex equality

Les ingénieurs et cadres hommes de Guyancourt gagnent en moyenne 12 % de plus que leurs collègues femmes. Et il n’y a toujours aucune femme parmi les 10 plus hautes rémunérations de l’établissement en 2016. Renault champion de l’égalité professionnelle ? Juste dans sa com’.

Le bruit et l’odeur version Design

Odeurs de solvants et de peinture, poussières, bruit… Au Design, il ne faut pas se fier aux locaux flambant neufs : les conditions de travail n’ont rien de flamboyantes. Les travaux commencés été 2015 ont plus de six mois de retard, et les salariés n’en finissent pas d’essuyer les plâtres… au propre comme au figuré.

Chargés comme des mulets

Au CRP, le secteur des mulets doit faire face à la charge engendrée par les nouvelles normes Euro6. Plutôt que d’embaucher et de former, la direction recourt à des prestataires qui travailleront en horaires décalés. Flexibilité, précarité, mise en concurrence des salariés Renault et des prestataires… Et il parait que Renault embauche ?!

Pas de cadeau pour les intérimaires

A Renault Flins, la plupart des 2000 intérimaires ont vu leur paye de février amputée d’une semaine sans information préalable. La semaine 52 de 2016, non travaillée car l’usine était fermée, leur avait été payée par « erreur ». Déjà que les intérimaires ne touchent pas la prime d’intéressement, ni la prime de lancement de la Micra versée seulement aux Renault, alors que sans eux, il n’y aurait pas de production ! Ce serait le moment de le rappeler… par la grève.

Hollande entre la poire et le fromage

En visite à Renault Cléon, Hollande a été interpellé par des salariés qui lui ont rappelé que Renault, tout en touchant des aides publiques, supprimait des milliers d’emplois (Cléon est passé de 5000 salariés en 2006 à 3200 en 2017) tandis que l’intérim explosait (1800 intérimaires à Cléon). Pas de quoi inquiéter Hollande : il est en fin de contrat, mais lui n’ira pas pointer au chômage.

Retour à la terre

Des politiciens de tous bords ont rendu hommage à Xavier Beulin, le président du syndicat d’agriculteurs FNSEA, décédé la semaine dernière. Beulin était aussi à la tête du groupe Avril (Lesieur, Puget, œufs Matines, biocarburants…), une holding financière au chiffre d’affaires de plus de 6 milliards d’euros. Loin de défendre les intérêts des petits agriculteurs, dont le tiers gagne moins de 400 € par mois, Beulin défendait les gros céréaliers et les patrons de l’agro-business. Du syndicalisme génétiquement modifié.