Catégorie : l’étincelle du 14 mars 2017

Surpopulation TCRale

Difficile de déjeuner le midi tant les files d’attentes sont longues. Difficile aussi de se garer sur les parkings, au point que certains doivent se garer sur les pelouses ou en double file. Les infrastructures ne sont pas au niveau. Et l’emménagement des salariés de Rueil au TCR n’a rien arrangé. Il serait temps d’investir.

Sévices sur les prestataires

Pour faire face à l’augmentation de la charge de travail, alors que les recrutements ne suivent pas, de nombreux secteurs font de plus en plus appel à la prestation. Mais les locaux sont saturés et il n’est pas rare de voir des prestataires travailler en bout de bureau, parfois sans siège, ou dans des salles de réunion. D’ici à ce que eux aussi saturent…

Chantage à la signature

Des salariés de la DEA-S n’ayant pas signé leur entretien individuel ont reçu un rappel à l’ordre des RH, avec copie aux hiérarchiques jusqu’au N+3, avec la menace à peine voilée que la signature de leur entretien conditionnerait la révision de leur salaire. De telles pressions sont monnaie courante dans bien des services. Pourtant, rien n’oblige le salarié à signer son entretien… surtout s’il n’est pas d’accord avec son contenu.

Réduire les coûts… et les primes

La prime performance établissement est de 967,50 € brut par salarié cette année, au lieu de 1200 € si tous les indicateurs avaient été au vert. Mais elle est plombée par l’indicateur Qualité. Par contre les objectifs de réduction des délais et des coûts sont eux atteints. Faire payer aux salariés les problèmes de qualité générés par la chasse aux coûts et aux délais, c’est une sacrée performance.

Douai pour la flexibilité

Renault Douai est de nouveau à l’arrêt cette semaine à cause d’une pénurie de pièces due à l’incendie d’un fournisseur tchèque. Les salariés doivent rester chez eux en prenant sur leurs Compteurs Temps Collectifs. Ceux dont les compteurs sont à zéro seront au chômage technique. La direction annonce des samedis travaillés pour rattraper la baisse de production… au volontariat bien sûr.

Une grève qui paie

A Ostwald (Alsace), les ouvriers de Mecaplast, un sous-traitant de PSA, ont fait 2 jours de grève la semaine dernière pour des augmentations de salaires. Alors que la direction leur promettait des NAO ridicules, la grande majorité des 200 salariés ont interrompu l’activité de l’usine et ont obtenu 1400 € de prime au bout de 2 jours de grève. Plus d’informations sur le déclenchement de la grève : http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2017/03/08/greve-chez-mecaplast

A quand l’Opel à la grève ?

PSA, annoncé comme au bord de la faillite en 2014, vient de racheter Opel pour 2,2 milliards d’euros. Les coffres de PSA sont pleins… grâce à une aide massive de l’État français, à la suppression de 17 000 emplois, à la fermeture de l’usine d’Aulnay et à des plans de compétitivité qui ont aggravé les conditions de travail dans les bureaux et sur les chaînes. Cette cure de choc, Carlos Tavarès veut l’appliquer à Opel en prévoyant de réaliser des économies…

Effet domino sur Vivaro

Quelles vont être les conséquences pour les salariés de Renault Sandouville du rachat d’Opel par PSA ? Le Vivaro, modèle utilitaire Opel, y est fabriqué, mais jusqu’à quand ? Chez PSA, le rachat risque aussi d’avoir des conséquences, notamment dans l’ingénierie, où Tavarès annonce déjà des « synergies ». Les actionnaires s’engraissent et les salariés trinquent… en Allemagne comme en France.

Nissan se prend une Trump

Samedi 4 mars, 5000 salariés de l’usine Nissan de Canton (Mississippi) ont manifesté pour dénoncer la politique de la direction. Comme Renault en Turquie, Nissan interdit aux travailleurs de Canton de se syndiquer librement et met la pression sur les salariés et leurs familles pour les faire taire. Dans cette usine où ils sont majoritairement noirs, les ouvriers revendiquent aussi l’annulation des contrats publicitaires passés entre Nissan et le média  d’extrême-droite Breitbart qui véhicule la propagande raciste et anti-pauvre de…

Intérimaires de Chine

Plus de 500 intérimaires de l’usine FAW-Volskwagen de Changchun dans le Nord-Est de la Chine réclament l’égalité de salaire avec leurs collègues permanents. Alors que certains travaillent pour VW depuis plus de dix ans, ils sont payés en moyenne deux fois moins (moins de 680 euros par mois). Mais les traditions de lutte sont désormais bien établies en Chine, où les travailleurs chinois se mobilisent et obtiennent de nouveaux droits. Le slogan de leur grève : « A travail égal, salaire égal ».…