Catégorie : l’étincelle du 11 avril 2017

En avril, ne te débadge pas d’un fil

Cette année encore, le renouvellement des commandes des prestataires au 1er avril se passe dans la douleur. Des prestataires ont été interdits de site la semaine dernière, faute de situation en règle. Ceux qui ont obtenu un petit papillon en papier marqué « Accès prestataire OK » ont pu entrer. Mais ils ont dû passer chaque jour à l’accueil pour avoir un papillon de la couleur du jour ! Ces bouts de papier remplacent les badges « visiteurs », car il n’y en aurait plus…

E, lettre compte triple

La direction annonce un projet de transformation du TCR, intitulé « e-TCR ». Au menu : rénovation des bâtiments, nouveaux environnements de travail (avec des bureaux plus petits comme sur les plateaux pilotes), nouveaux parkings… Les problèmes d’entretien, le manque de places de parking et dans les selfs sont connus depuis longtemps. Et leurs causes n’ont rien de naturel : baisse des budgets prestations d’entretien et de nettoyage, fermeture de Rueil… Il ne suffira pas de mettre un « e » devant TCR pour régler tous…

Espace publicitaire

Avec un nombre record de rappels (au moins 30 OTS depuis son lancement), le nouvel Espace a mauvaise presse. Pas sûr que les millions versés à Kevin Spacey pour en faire la pub suffisent à faire décoller les ventes, ni à assurer l’avenir de ce modèle que la direction ne va pas renouveler. Il aurait mieux valu mettre cet argent dans le Ticket d’Entrée du JFC.  

Quelle vie après le Scenic ?

Comme l’Espace, le Scenic ne devrait pas être renouvelé. Ce serait un coup dur pour Renault Douai, car ces modèles assurent une grande partie de son activité. Côté études, cela ferait aussi un gros vide. La mode serait aux gros SUV. Mais où seront-ils conçus et fabriqués ? Pas sûr que les accords compétitivité d’aujourd’hui assurent les emplois de demain. Ghosn a sûrement son idée sur la question.

Les hommes du président

Ghosn était au TCR hier pour décerner ses President Awards. Parmi les nominés, on trouvait le directeur de la DEA-TD pressenti pour NewPDM. Pourtant ceux qui mériteraient une récompense, ce sont les milliers d’utilisateurs qui ont essuyé les plâtres et qui rament avec NewPDM. On trouvait aussi Matthieu Tenenbaum, l’un des 3 faux espions que Ghosn avait lui-même accusé à la télé ! Visiblement hier, il s’agissait de refaire l’histoire.

Plus ça baisse, plus ça monte

La direction a embauché un cabinet de consultants pour « simplifier la structure de la rémunération » de Ghosn et « améliorer sa transparence ». Elle veut éviter le pataquès de 2016 en amadouant les actionnaires, dont le vote sur la rémunération du PDG est désormais contraignant. Résultat : Ghosn garde une part fixe de 1,23 millions d’euros, et ses 100 000 actions gratuites évaluées 4,36 millions (ce qui est sous-évalué vu le cours de l’action Renault). Sa part variable passe de 150 à 120 % de…

Un conseil ? Non, un casino !

Les 19 membres du conseil d’administration se sont répartis 1,068 millions d’euros de jetons de présence en 2016. Des cadeaux qui entretiennent l’amitié.

Pas triste, le CIR

En 2016, en plus des 51 millions d’euros de Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), Renault a empoché 359 millions de Crédit Impôt Recherche (CIR). C’était 143 millions en 2015, grâce à la création de filiales permettant de contourner le plafonnement du CIR. Le Crédit Impôt Recherche aura au moins permis de faire un boum dans la Recherche de Crédit d’Impôts.

Des usines à mourir

José, père de 4 enfants et ouvrier à Renault Sandouville depuis 20 ans, a tenté de se pendre lundi 3 avril dans l’usine. Des collègues intérimaires du montage ont coupé la corde à temps. Il avait écrit sur un panneau : « X (chef d’UET) et Y (chef d’atelier) m’ont tué ». La direction a fait main basse sur cette pancarte, et n’a même pas arrêté la chaîne. L’usine compte la moitié d’intérimaires et les 650 accidents de travail de 2016 donnent un…

De l’intérim pas temporaire du tout

En février 2017, plus de 9000 intérimaires ont travaillé sur les sites Renault de l’hexagone. Un nombre qui ne cesse d’augmenter : ils étaient 5200 en moyenne en 2015, 7700 en 2016. Une courbe parallèle à celle de la MOP.

Une grève qui tient la route

Les chauffeurs de la ligne 466, qui dessert le TCR ont eu gain de cause au bout de 10 jours de grève. La direction de Mobicité a dû accepter leurs revendications : abandon de la réorganisation de leurs roulements, versement de leur prime de panier… Comme quoi, la grève ça paye !