Catégorie : l’étincelle du 25 octobre 2016

Flexibilité : tous visés !

Périodes de haute activité allant jusqu’à 48h/semaine, avec samedis obligatoires et 1h30 de plus par jour ni payés ni majorés…. Avec le nouvel accord compétitivité, les salariés devront être plus « souples » et « s’ajuster aux variations d’activité ». Ces mesures ne concernent pas que les usines. Le CRP et des secteurs d’essais du TCR ont déjà connu des périodes hautes. Certes au Technocentre beaucoup travaillent déjà 42h par semaine sans être payés plus. Mais si ces mesures passaient, la flexibilité augmentera aussi…

Le mot qui fâche

Pour la direction, le nouvel accord serait un simple  « accord pluriannuel ». Comme lors du précédent accord de mars 2013 (que les signataires ont appelé « contrat pour une nouvelle dynamique de croissance et de développement de Renault en France »), il ne faut surtout pas parler d’accord de « compétitivité ». Pourtant ce nouvel accord va dégrader les conditions de travail et accroitre la flexibilité. Son objectif est d’augmenter les profits, pas le bien-être des salariés.

Hold-up sur nos congés

En prolongeant les Comptes Transitoires ou en permettant la monétisation de jours de congés, la direction prétend « redonner des marges de manœuvre aux salariés dans la gestion de leurs compteurs temps ». Sauf qu’en période haute, elle veut pouvoir transformer en Capital Temps Individuels (CTI) les jours de Capital Temps Collectifs (CTC) déjà programmés et qui pourront ainsi être travaillés. Et en période basse, la direction veut pouvoir piocher dans le CTI pour imposer des CTC. En fait, c’est la direction…

Amnésie

Lors du Mondial de l’auto, Carlos Ghosn a annoncé 1000 embauches supplémentaires en 2016 en France, ce qui ferait 3000 embauches durant le premier accord de compétitivité (2013/2016). Il a juste oublié de dire que pendant la même période 10 000 salariés ont quitté Renault. Un oubli sûrement dû au surmenage : à force de cumuler les postes de PDG…

PSF : Patrons Sans Frontières

L’usine Nissan de Sunderland emploie 7000 personnes et exporte 80 % de sa production. Elle est très rentable, mais cela ne suffit pas à Ghosn. Si le gouvernement britannique ne réduit pas les effets du Brexit sur les exportations, Ghosn menace de ne pas y produire la nouvelle Qashqai. La Première Ministre britannique a promis d’obtempérer. Brexit ou pas, les patrons font toujours la loi.

Ubu roi

Nissan a racheté 34 % de Mitsubishi et Ghosn va en prendre les rênes. Le multiple PDG ambitionne de diriger le plus grand groupe automobile mondial. Il jure que c’est pour le bien de Mitsubishi, de Nissan et de Renault, pas par ambition personnelle, ni soif de pouvoir. On est forcé de le croire ?

St-hay-rile

Une nouvelle enquête Hay a démarré ce lundi. Est-il bien utile d’y répondre ? Malgré les mauvais résultats des précédentes enquêtes, rien ne change vraiment et c’est parfois même pire. Au mécontentement sur les effectifs et l’organisation du travail, les plans d’action ont consisté en des formations sur la gestion de la sous-traitance. Au manque de reconnaissance, la direction a organisé des remises d’Awards, etc. Il va falloir exprimer son mécontentement autrement…

De bonnes raisons d’être irrités

Un nouveau programme SimpleWork@Renault a identifié 150 « irritants » qui compliquent la vie : meeting, connexion aux imprimantes… Rien par contre sur l’organisation du travail, la forêt de procédures, les réorgs et changements d’outils permanents, newPDM, Phenix, le parcours de combattant pour les promotions… Pas irritants, peut-être ?

Highly Stressfull Environment

Renault a créé une nouvelle direction HSE (Hygiène Sécurité Environnement) chargée de veiller aux conditions de travail. Lors de sa première visite de terrain au Technocentre le 6 octobre, son directeur, Keith Robson, a multiplié les critiques et les remontrances envers les salariés. Sûrement sa façon d’améliorer leurs conditions de travail.

Et un compteur de plus

Un nouveau compteur anticipant les jours ou demi-journées de compensation validés mais pas encore pris va être ajouté sur le portail horaire variable des APR et des ETAM. Cela ne va pas réduire l’explosion des compteurs de certains salariés. Par contre, ça ne va pas vraiment dans le sens de la simplification. Mais que fait SimpleWorks ?

Du transitoire qui dure

La direction aimerait bien que les jours de congés des Comptes Transitoires servent à faire des formations. Si elle veut vider ces comptes, elle n’a qu’à les monétiser ou baisser la charge de travail pour que les salariés puissent prendre leurs congés.

Humour vache

Ghosn a monté une opération de com’ avec des nouveaux embauchés au Mondial de l’Automobile. En guise de bienvenue, il leur a déclaré « vous n’allez pas vous ennuyer ». Et gare au burn-out !