Catégorie : l’étincelle du 22 novembre 2016

Pour la compétitivité de nos salaires

Mardi 15 novembre, alors que se tenait à Boulogne une 6ème réunion sur l’accord compétitivité, une 2ème  journée de grève a eu lieu sur les sites Renault : 650 salariés ont débrayé à Flins, 110 à Lardy… Une mobilisation à amplifier le 29 novembre, lors de la 7ème réunion qui portera sur la politique salariale 

Vite le retour des AGS !

L’allocation de fin d’année, qui sera versée aux ETAM et aux APR avec la paie de novembre, n’a pas bougé depuis 2014. Logique : elle est indexée sur les Augmentations Générales de Salaire (AGS) qui sont bloquées depuis cette date. Une preuve de plus qu’il faut décoincer les AGS. Vite 300 € pour tous !

Le vrai-faux recul de la direction

Face au tollé suscité par son projet de samedis obligatoires, la direction de Renault en a présenté une nouvelle version, qualifiée de « concession ». C’est en fait le même système que chez PSA, qui se traduit par de nombreux samedis travaillés obligatoires. Dans les périodes de basse activité, la direction imposerait des jours non travaillés, ce qui se traduirait par un compteur CTC (Capital Temps Collectif) négatif. En période de haute activité, les salariés devraient alors « rembourser » ces jours de CTC…

Un jour sans fin

Autre « concession » : l’allongement de la journée de travail en période haute ne serait plus de 1h30 mais de… 1h15. C’est obligatoire si on est prévenu 48h à l’avance, et « au volontariat » si c’est le jour même. La direction annonce d’abord qu’elle va vous couper le bras, pour ensuite ne vous le couper « que » jusqu’au coude. Et ça s’appelle une « concession » !

Quand c’est flou, il y a un loup

Le contingent annuel d’heures supplémentaires passerait de 160 à 210h dans le nouvel accord de compétitivité. Ces heures seraient payées chaque mois « par principe », sauf si « localement » une autre disposition était adoptée permettant de les capitaliser. Bref, la direction fera ce qu’elle veut.

Renault dans les roues d’Uber

Présenté comme améliorant aussi notre cadre de travail, il faudrait désormais effectuer nos transports professionnels avec chauffeur-prive.com. Une économie pour Renault sur le dos de chauffeurs auto-entrepreneurs, payés à la course, sans droits ni protection sociale. Tous ubérisés, le rêve de Renault !

Ouvrons-la !

Dans le cadre de l’accord compétitivité, la direction promet d’instaurer un « dialogue sur la qualité de vie au travail ». Un serpent de mer depuis les cercles de qualité. A Renault Flins, des « ouvriers référents » ont été désignés pour faire remonter les problèmes et des idées d’amélioration du travail. Mais l’expérience a tourné court, la direction n’étant pas prête à tout entendre. Et l’augmentation de la charge de travail ne donne plus le temps d’avoir ces échanges. Moralité : il faudra prendre…

Non merci pour ce moment

Le nouvel accord de compétitivité comporterait aussi un volet « cadre de travail ». La direction promet d’améliorer la qualité des repas et de « faire du déjeuner un moment de détente ». En développant la restauration rapide comme au Technocentre ?

Nouvelles imprimantes (big) Brother

De nouvelles imprimantes en accès restreint sur enregistrement de son badge sont testées au TCR. De quoi interdire l’accès à certains. Et gare à ceux qui dépasseront leur quota d’impressions ou de photocopies : big Brother vous surveille.

Un vrai don pour le dialogue social

Gaspar Gascon, le directeur de l’Ingénierie, est venu présenter sa vision de l‘Ingénierie lors de la 6e réunion sur l’accord compétitivité. Selon lui, il n’y aurait « pas mieux que le standard de développement de nos véhicules (V3P), dès lors où il est appliqué à la lettre ». Le « chaos » de l’Ingénierie vient en fait des sous-traitants d’une « efficacité médiocre » car recrutés « sans formation » par des « sociétés de prestation sans scrupule ». Le management, lui, « ne sait pas dire non et manque…

Prière de conduire seulement l’été

La répression des fraudes a transmis les conclusions de son enquête sur les émissions polluantes des diesels Renault au Procureur. La direction jure qu’elle respecte les normes. C’est vrai : son système de dépollution (EGR) ne marche qu’aux températures des cycles d’homologation, de 17 à 35° C. Les automobilistes n’ont qu’à rouler à ces températures !