Catégorie : l’étincelle du 28 avril 2015

Grandes manœuvres et faux semblants

Les médias ont abondamment mis en scène le supposé bras de fer entre Macron et Ghosn à propos du droit de vote double pour les actionnaires. En fait, Ghosn ne supporte l’intervention de l’Etat que pour toucher des subventions (VE, CICE…). Mais il ne faut pas compter sur Macron pour s’opposer au patronat : il ne rêve que d’assouplir le droit du travail. Pour que cela change en faveur des salariés, ça ne se passera ni dans les AG d’actionnaires,…

Bras de fer ou Macron de jambe ?

Interrogé par Public Sénat pour savoir s’il avait « un problème avec C. Ghosn », le ministre de l’Industrie, Emmanuel Macron a répondu : « Pas du tout. Carlos Ghosn a la pleine confiance du gouvernement. Sa stratégie, nous la soutenons, nous sommes à ses côtés ». Ghosn n’en demandait pas tant. Pas de doute, l’Etat français a soutenu et soutient toujours Renault quand il supprime des emplois ou bloque les salaires, lui accordant des subventions publiques, concoctant des lois…

Droit de vote triple pour la Bourse

Droit de vote double ou pas, la Bourse a toujours le dernier mot. Il suffit que la valeur de l’action d’une entreprise baisse pour que la direction de celle-ci prenne toutes les mesures (suppressions d’emplois, blocage des salaires…) pour plaire aux boursicoteurs afin d’en faire remonter le cours. D’ailleurs, ce sont encore les boursicoteurs qui profitent du psychodrame actuel chez Renault : l’action frôle les 100 € et a pris 13 % depuis que le gouvernement a annoncé son intention…

Culte de la personnalité

La nouvelle édition des « President Awards » (les prix du président) a eu lieu lundi au Technocentre. Et c’est le grand président, Carlos Ghosn en personne, qui a remis les récompenses. C’est vrai que c’est un spécialiste en la matière, sauf que lui ne se contente pas d’un trophée et d’une poignée de main : ses récompenses se chiffrent en millions d’euros.

Etre trop au courant… ou pas du tout

Les escalators du hall de la Ruche sont arrêtés depuis qu’un collègue prestataire s’est électrisé en empruntant l’un d’eux jeudi 16 avril. On recherche toujours l’origine de la panne… ainsi qu’une communication de la direction sur cet accident grave.

Un GIE dont personne ne veut

Le projet d’externalisation d’une partie des Labos du TCR dans un GIE Renault-PSA-CNAM à Saint-Cyr a été suspendu, officiellement à cause du retrait du CNAM. Ca tombe bien : les salariés des Labos n’en veulent pas non plus. Il ne reste plus qu’à passer de la suspension du projet à son abandon pur et simple.

Beaucoup de bruit pour rien

Les annonces individuelles des augmentations de salaire et des primes ont commencé la semaine dernière. Un non évènement pour beaucoup d’ETAM vu les miettes, surtout au regard des bénéfices de Renault et des salaires de Ghosn et des membres du Comité Exécutif. L’individualisation des rémunérations creuse les écarts, au détriment de ceux qui gagnent le moins. Vite : le retour des AGS !

Arbitraire grading

La rémunération des cadres dépend désormais du Job Grading de leur poste. Un système deux fois plus arbitraire et opaque qu’avant : une première fois lors de la cotation de votre poste, une seconde fois lorsqu’on vous dit que vous êtes trop payés en comparaison du marché, mais sans vous donner ces fameuses médianes du marché. Le job grading permet de justifier le gel de votre salaire même si vous avez de bons résultats. Toujours motivé ?

Engagez-vous, qu’ils disaient

Les résultats de l’enquête salariés 2014 ont donné lieu à un beau numéro d’autosatisfaction de la direction. A l’en croire, « le niveau d’engagement des salariés du Groupe – c’est-à-dire la capacité de l’entreprise à stimuler l’enthousiasme de ses salariés, à leur donner envie de venir travailler et à donner le meilleur d’eux-mêmes- s’accroît et se situe au niveau des meilleures entreprises ». Travaille-t-on dans la même entreprise ? Le quotidien des salariés, ce sont plutôt les départs non remplacés,…

Enquête, je vous Hay

Les résultats de l’enquête Hay sont présentés dans un flou artistique savamment entretenu. Les « conditions pour réussir » baissent, mais on n’en sait pas plus. Qu’en est-il des différences entre directions, sites ou pays ? Mystère. Et quid des 51 % de salariés pour lesquels l’organisation du travail ne permet pas un travail de qualité, ou des 43 % qui ne comprennent pas comment ils sont évolués ? Tout cela est classé dans les « points à améliorer ».…