Catégorie : l’étincelle du 9 décembre 2014

GPEC : Gestion Pitoyable des Emplois et des Compétences

En 2013, 154 salariés ont démissionné du TCR, dont seulement 29 à l’issue d’une période de mobilité externe. Traduction : 125 salariés ont démissionné sans indemnité et sans bénéficier des dispositifs prévus par la GPEC. Parmi eux, de nombreux salariés ont vu leur demande de mobilité externe refusée car leur compétence était jugée critique. A force de répéter que l’herbe est plus verte ailleurs et de donner une image noire du secteur, la direction a réussi à pousser des salariés…

Une situation de plus en plus critique

Dans la plaquette envoyée à chaque salarié en décembre, la liste des compétences critiques a grossi au point d’occuper les deux tiers du « Référentiel compétences ». Sous l’effet des nombreux départs non remplacés, certains métiers sont passés de sensibles ou stables à critiques. Et la charge de travail s’en ressent. A l’inverse, les métiers techniques des essais et des prototypes sont classés sensibles, et font les frais de la numérisation (V3P) et du choix de la direction de les…

La comédie de l’employabilité

Nouveau totem des RH : l’employabilité ! Chaque salarié est appelé à être « acteurs de son parcours et de son employabilité » Il faut être mobile, flexible, s’adapter… Sauf que c’est toujours l’entreprise qui fixe le cadre et qui, dans bien des cas, bloque ou impose les mobilités. Et en pratique c’est « débrouille-toi pour trouver du travail ». Alors oui, on veut bien être « acteurs », mais à la seule condition d’avoir notre mot à dire sur…

Loin des yeux, loin du cœur

La cartographie des fonctions cœur/non cœur de métier aurait-elle sombré corps et bien à la suite du départ de Billig ? Il est vrai qu’entre cœur, non cœur, sensible, critique, fonction, poste, métier et compétences, c’était une belle usine à gaz ! La direction confesse que « cette cartographie n’a pas été mise à jour » depuis novembre 2013, tout en affirmant que « la réflexion Core Non Core reste une donnée d’entrée pour la réflexion stratégique mais n’est plus…

Un R de folie des grandeurs

R Génération : c’est le nom du programme de 10 millions d’euros visant à rénover les locaux du Design au TCR. Les travaux commenceront en 2015. Pour la vitrine, il y a de l’argent. Et pour les salaires ?

Diapason : nouvelle région polaire

Dans certains modules du Diapason, la climatisation souffle du froid. La maintenance des équipements a été délaissée, et le système de pilotage est si complexe qu’entre détecteurs de présence, programmation centralisée et télécommandes, il est difficile d’avoir la main sur le réglage de la température. Les salariés de Cofely, en sous-effectif, font ce qu’ils peuvent. Le problème vient de la mise en prestation de la maintenance par Renault, sur fond d’appels d’offres successifs et de réduction des coûts. Dernière mesure…

Ne pas confondre repas avec repos

Avec l’arrivée de Rueil, les cantines de la Ruche sont régulièrement saturées. D’après la direction, leur capacité serait suffisante, à condition que les salariés n’y mangent pas tous en même temps. Facile à dire ! Les salariés d’Elior sont débordés et pâtissent aussi de la situation. Ce qu’il faudrait mettre au menu, c’est plus de personnel et de place dans les cantines !

Une absence remarquée

Pour la troisième année consécutive, il n’y aura pas d’avance sur la prime d’intéressement. Fin 2012, l’annonce du non-versement de cette avance avait déclenché des débrayages. Depuis la direction préfère ne rien annoncer, histoire qu’on oublie même son existence. Mais notre compte en banque est toujours là pour nous le rappeler.

Deux ans sans AGS : ça suffit !

En 2014, les ETAM ont eu 0 % d’Augmentation Générale de Salaire (AGS), les APR 0,5 % et les cadres quelques miettes. En 2013, c’était 0 % d’AGS pour les ETAM et les APR, et aucune augmentation pour les ingénieurs et cadres. Pas question que 2015 soit la troisième année sans AGS : il va falloir le dire haut et fort !

Quand produire plus n’est pas la panacée

Les commandes de Master sont en hausse et Renault se félicite de passer la production à Batilly de 110000 véhicules à 117000 en 2015. Cela devrait être bon pour l’emploi ? Eh bien non : la direction a remercié 450 intérimaires et veut allonger la durée du travail de 30 mn/jour, augmenter les cadences et imposer des samedis travaillés. Alors que le temps de travail a déjà augmenté en 2013 suite à l’accord compétitivité, ces mesures suscitent l’indignation à la…