Catégorie : l’étincelle du 28 mai 2013

Petites et grandes manœuvres

Après le blackout, le coup d’envoi des réorganisations a été donné vendredi 24 mai. Certains secteurs ont été réunis en fin d’après-midi, juste avant le week-end. D’autres réunions ont lieu aujourd’hui et les jours suivants, suite aux amphis managers du lundi 27. Les informations données sont soigneusement triées, on reste souvent sur sa faim. Et la direction se garde plusieurs coups d’avance. Une méthode censée éviter les vagues, pas le stress pour les salariés. Il suffirait d’un grain de sable…

L’art de nous prendre pour des billes

Les présentations faites sur les réorganisations ne disent rien des périmètres cœur de métier. Version officielle : « la stratégie cœur de métier » sera définie ultérieurement ! Comme si les réorganisations se faisaient indépendamment. On est censé y croire.

Assistantes en danger

Profitant des réorganisations, les assistantes vont être regroupées et rattachées auprès des directeurs ou des chefs de département. Ce regroupement en pool vise encore à supprimer des assistantes, qui n’apprennent leur sort qu’au dernier moment. Bonjour l’angoisse !

Moins ça change, plus ça change

A en croire la com’ officielle, les réorganisations de l’Ingénierie et de l’Informatique auraient peu d’impact. Pourtant à Guyancourt, 250 salariés vont changer de fonction et pour beaucoup d’autres, c’est leur fonction qui va changer. 37 % des salariés vont changer de chef. 7 % des managers ne seront plus managers… A part cela, rien ne change.

Positivons

Au rayon des « apports » présentés comme « positifs » de la nouvelle Direction Tests et Services (DE-T) : la « centralisation des services », la « rationalisation des prestations » ou encore la « mise en commun des moyens d’essai et des ressources associées » (les salariés). Chacun comprendra « réduction de l’activité et des effectifs ». Les 2172 « ressources associées » de la DE-T apprécieront.

Manque de franchise

L’accord de compétitivité va supprimer le CEF (Compte Epargne Formation). Ces heures, exclues en 1999 du temps de travail effectif pour atteindre les 35h, redeviennent donc du temps de travail effectif. Les APR et ETAM en normale récupèrent 30h/an, et feront du coup plus que 35h en moyenne sur l’année. Mais au lieu de réduire leurs horaires de 30h, ce sera 24h. Car la direction en profite pour exclure du temps de travail effectif les 6h de franchise (4h l’été…

7 mn, pas plus !

Au TCR, la fin du CEF entrainera au 1er juillet une diminution du temps de travail de 7 mn par jour pour les ETAM. Cela n’aura aucun impact pour les cadres en forfait jour, qui perdront la partie de leur CEF hors temps de travail effectif (4 jours). Il serait plus juste de compenser le CEF par 4 RTT. Ca bénéficierait aux cadres… et aux ETAM, qui en profiteraient plus que 7 mn en moins par jour.

La démocratie selon Renault

Le 15 mai, le CHS-CT (Comité Hygiène et Sécurité- Conditions de Travail) d’Aubevoye été appelé à se prononcer sur les réorganisations. Un premier vote a validé une demande d’expertise visant à en analyser les conséquences pour les salariés. Ce qui bloquait les réorgs. Du coup, le représentant de la direction est allé chercher deux autres élus plus « collaboratifs » et a imposé un nouveau vote, qui a rejeté l’expertise. C’est clair : la direction fera tout pour que les…

Puisqu’il ne faut pas déclarer forfait…

70 salariés de la DCMAP (Ingénierie Mécanique), toujours remontés contre le passage du remboursement des frais de mission du forfait aux frais réels, ont interpellé Tavares de passage à Lardy le 21 mai. Tavares a dû les recevoir et mettre en place un groupe de travail avec des représentants des salariés concernés. Un premier recul.

Les actionnaires à la fête

L’action Renault a doublé en un an. Les analystes prévoient même une augmentation du dividende de 11 % en 2014. Il n’y a que les salaires qui sont gelés.

Redressement médiatique

Grand numéro de com’ aujourd’hui : Ghosn fait visiter Flins à Montebourg, ministre du redressement productif. On y vantera surement l’accord compétitivité, censé permettre à Flins de décrocher la production de Micra en 2016. Un numéro déjà joué en 2009 par Ghosn et Sarkozy pour une usine de batteries… qui a capotée. D’ici 2016, qui sait ce qu’il peut se passer. En attendant les effectifs de Flins continuent de baisser et la Zoé peine à décoller. Mais tant que la…