Catégorie : l’étincelle du 4 septembre 2012

Une certaine idée du partage

Cette année, la « prime de partage des profits » est de 100 € : une misère. Heureusement que 2011 était une année record ?! Les 36 000 salariés de Renault sas vont donc toucher au total 3,6 millions d’euros, alors que les actionnaires ont touché 340 millions d’euros de dividendes pour l’exercice 2011, soit 100 fois plus

La super cagnotte de Renault

Pas facile de s’y retrouver dans le jargon des résultats financiers de Renault du premier semestre. La seule chose que la direction voudrait qu’on retienne, c’est que le contexte économique est difficile et qu’il faut faire encore davantage d’efforts. Pourtant Renault a engrangé un bénéfice net de 786 millions au 1er semestre 2012, et dispose de 11,1 milliards d’euros de liquidités, dont 7,4 milliards de trésorerie. Il y a encore de beaux restes…

Haut niveau de modestie

Ghosn a touché 9,9 millions d’euros chez Nissan pendant l’année fiscale 2011. Avec son salaire de 2,9 millions d’euros à Renault, cela lui fait un total de 12,8 millions en 2011, soit plus d’un million par mois. Sans compter les 800 000 euros de dividendes de ses actions Renault et Nissan et ses stock-options. Un salaire que le Cost Killer justifie : « Les entreprises doivent employer et conserver des dirigeants de haut niveau ». Plus modeste, tu meurs.

Bouchons de rentrée

Le nouveau système de pointage a bien du mal à gérer toutes les situations des ETAM et APR, et ça bug dur dans le portail intranet : franchises d’été, déplacements, missions, télétravailleurs, temps partiels, travailleurs handicapés, représentants du personnel… Du travail en plus pour la rentrée ! Non seulement, ce système ne règle pas le problème de la charge de travail à l’origine des dépassements d’horaires, mais il en rajoute.

Il n’y a pas que l’horaire de variable

La plaquette de présentation de l’horaire variable annonçait la remise à zéro des compteurs horaires le 31 août. Rien de tel dans l’accord officiel. D’où une certaine inquiétude et une grande confusion. C’est ce qu’on appelle l’horaire « variable » ?!

Arrêt de bus définitif

Les deux dernières lignes de bus privées du TCR qui desservaient Franconville et Les Ulis sont supprimées. L’argument : la réduction des coûts en cette situation difficile. Sauf que la direction dit qu’elle ne rétablira pas ces lignes même quand ça ira mieux. Le social, c’est juste pour la com.

Carton rouge

La chasse aux coûts n’épargne pas les budgets de déménagement. En cas de mobilité ou de réorganisation, faute de dérogation, chacun doit se débrouiller pour se rapprocher de ses collègues ou trimballer ses cartons. La « frugalité ingénieuse », c’est la dégradation des conditions de travail.

Coufix, l’irréductible

Chasse aux coûts toujours : à partir de septembre, toutes les missions inférieures à 15 jours seront remboursées uniquement sur justificatifs, et plus au forfait. De quoi donner envie à certains de refuser de partir en signe de protestation. On les comprend ! Encore un nouveau forfait de la direction. Et ce sont les salariés qui en font les frais, bien réels.

PRV : arnaques et première victoire

Le 31 juillet dernier, 91 ex-salariés de Renault Sandouville partis dans le cadre du Plan Renault Volontariat en 2008 et 2009 et qui se sont retrouvés en fin de droit avant leur retraite, ont gagné aux Prud’hommes contre Renault : 20 000 € chacun de préjudices. Renault a également été condamné à indemniser leurs périodes de carence durant lesquelles ils sont sans ressources. A l’époque, le PRV avait concerné 1 350 salariés de Sandouville, dont 650 séniors. Un vrai plan…

Les subventions, c’est maintenant

Le gouvernement a relevé le montant du bonus écologique pour les voitures électriques et hybrides. Une manière de subventionner encore et sans contrepartie les patrons de la filière automobile, qui ne les empêchera pas de fermer des usines ni de supprimer des emplois. Hollande réutilise les vieilles ficelles de ses prédécesseurs. La sauvegarde des emplois, c’est en se mobilisant qu’on l’obtiendra !

D’Aulnay à Flins

L’usine de Flins va supprimer 338 postes dans les secteurs hors production. Des suppressions qui ne seront pas compensées par des embauches dans l’usine de batterie. Car finalement, ce ne sera ni Renault, ni Nissan, mais LG qui s’en chargera et l’usine ne se fera pas à Flins. Voilà ce qui reste des grands engagements de Renault et de l’Etat. Les suppressions de postes, ce n’est pas qu’à PSA. De quoi donner l’envie de s’y mettre tous ensemble.

Volontaires désignez-vous

Le plan de réduction d’effectifs de Renault Samsung Motors pourra concerner jusqu’à 4 salariés sur 5. Des départs « volontaires » bien sûr.