Catégorie : l’étincelle du 2 mai 2012

Le temps c’est de l’argent

Cette année, les Augmentations Individuelles (AI) ont été annoncées à partir du 20 avril au lieu du 1er. Et les cadres ne la toucheront qu’en juillet. Autant de gagné pour la direction, autant de moins sur la paye. Auparavant les AI étaient versées en janvier. Bientôt, elles seront annoncées en juillet, versées en fin d’année … et en plusieurs fois comme les AGS.

AI : Arnaque Intégrale

De nombreux ETAM n’ont eu aucune AI (préconisation 50%), les autres en majorité 1%. Côté cadres, ce n’est pas mieux : beaucoup ont 1,5%, soit en dessous des AGS (préconisation direction 30%). Certains ont même 0 % sous prétexte qu’ils seraient déjà trop payés ! Pourtant le salaire élevé de Ghosn ne l’empêche pas de toucher un sacré bonus. Une Augmentation Générale de Salaire (AGS) de 300 € pour tous, APR, ETAM et cadres : ce serait une mesure de…

Comment gâcher une fête

Le 21 juin, jour de la fête de la musique, les salariés du Technocentre, d’Aubevoye, de Rueil, Lady, Villiers et du Siège auront le privilège de participer à un grand concert de pipeau : le retour de la Journée de l’Équipe. Cette année, le directeur des Etablissements d’Ile de France « propose un partage autour du thème de la fierté de l’équipe ». Prière de laisser sa fiche de paye au placard.

Un exemple à suivre

Pour faire passer leur politique d’économies parmi leurs salariés, les membres du directoire de PSA ont renoncé à leurs bonus. Et aucun dividende ne sera versé. Le PDG de PSA, Varin, ne touchera « que » sa part fixe : 1,3 millions d’€. Largement suffisant. Rien de tel chez Renault, alors que Tavares affirmait à l’open forum du 10 avril qu’il ne pouvait pas augmenter davantage les salaires car Renault serait « au bord du précipice ».

Assemblée des actionnaires de Renault : circulez, il n’y a rien à voir !

L’assemblée générale des actionnaires de Renault s’est tenue le 27 avril 2012. Que faut-il en retenir ? Que la direction n’a pas tenu de discours alarmistes sur la situation de Renault, que ces discours sont réservés aux salariés pour justifier la réduction des coûts et de leur pouvoir d’achat. Que les petits actionnaires n’ont aucun pouvoir, les salariés-actionnaires encore moins (3 % des actions), et que les choix de Renault visent à satisfaire les gros actionnaires qui vont se partager…

Le sale air de Ghosn

Lors de la traditionnelle session des questions-réponses, le PDG a été interpelé par un petit actionnaire ancien salarié : l’impertinent, applaudi 3 fois par la salle, a dénoncé le niveau de la rémunération de Ghosn et lui a demandé de « restituer l’argent détourné de l’entreprise ». Ghosn, mal à l’aise, a voulu passer à la question suivante sans répondre, ce qui n’a pas plu à la salle. Il a alors transmis la patate chaude à son ami Ladreit de…

Les amis du président

Marc Ladreit de Lacharrière : PDG et propriétaire de Fimalac (agence de notation Fitch). Rémunération 2011 : 1,8 millions d’€. 71ème fortune française. Jean-Pierre Garnier : président de NormOxys, administrateur d’United Technology. Rémunération 2009 : 4,4 millions d’euros. Thierry Desmarest : administrateur d’Air Liquide, Sanofi-Aventis, Bombardier, Total (ex-PDG). Rémunération 2009 : 2 millions d’euros. Alain Belda : membre de la direction du géant financier Citigroup et d’IBM. Son dernier salaire comme PDG d’Alcoa en 2007 : 8,5 millions d’euros. Leur…

L’éthique des affaires

Mouna Sepehri serait, selon Le Figaro, « la femme qui monte ». Cette avocate d’affaires proche de Ghosn occupe entre autres fonctions chez Renault, la présidence du comité d’éthique. Déjà membre du conseil d’administration de Renault et de Nexans, elle vient d’être nommée administratrice du groupe Danone par son PDG Franck Riboud, lui-même administrateur de Renault. De quoi renforcer un sens de l’éthique tout à fait indépendant.

Social : incompatible avec business

L’AG des actionnaires a été l’occasion d’un grand show sur le « social business » et la Fondation Renault. La direction a vanté ses actions en faveur de l’« économie circulaire » (retraitement des déchets…), du développement social au Brésil, etc. Tout aussi crédible que lorsque Total ou Areva se prétendent champions du développement durable. Et sous-payer les travailleurs au Maroc et en Roumanie, ou réduire l’emploi et le pouvoir d’achat en France, c’est aussi du « social business »…