Catégorie : l’étincelle du 30 janvier 2018

De l’air pour les salaires

Les NAO chez Renault s’ouvrent ce mardi. Ces « Négociations Annuelles Obligatoires » doivent définir les augmentations de salaire pour 2018. Renault fait des milliards de bénéfices chaque année. Soyons nombreux à 10h ce matin dans le hall de La Ruche, à l’appel de deux syndicats, pour exiger de véritables augmentations, et pas des miettes !  

Autosatisf’Hay

La direction se flatte d’un taux de réponse élevé à l’enquête Hay et y voit un signe de « l’engagement des salariés et de leur confiance dans l’alliance ». C’est comme l’enquête de satisfaction à la cantine : tout va bien ! Pourtant 44 % des salariés jugent que l’organisation du travail ne permet pas un travail de qualité. Quant à l’« enablement », seuls 61% des salariés de l’Ingénierie jugent que Renault créé de bonnes conditions pour assurer leurs…

ACE2 : les migrants piquent une crise

Alors que les salariés sont priés de migrer vers ACE2 (le nouvel environnement informatique de l’Allian-ce), des dizaines d’applications métiers ne sont toujours pas compatibles. Une moitié d’entre elles va être carrément abandonnée, l’autre rendue compatible… mais pas tout de suite. Dans certains secteurs, le déploiement d’ACE2 a été suspendu. Heureusement, l’enquête Hay a démarré avant ACE2.

Réouverture de la chasse aux prestas

« La situation de saturation des bureaux, des parkings et du service de restauration est devenue contraignante non seulement pour les résidents mais pour notre efficacité au quotidien » : c’est la direction qui le dit ! Sa solution : « relocaliser » 1100 prestataires d’ici juin 2018 dans leur société ou à Villiers-Saint-Frédéric. Chaque service doit fournir les noms des indésirables. La direction veillera à choisir les prestataires restant au TCR en schéma 3. Parions que nombre d’exilés reviendront…

Quand la logis… tique

Les zones de déchargement et de stockage du bâtiment Logistique, trop petit suite à la hausse d’activité du CRP, sont pleines à craquer. Il devient dangereux d’y circuler. Les salariés de Vestalia font ce qu’ils peuvent (à défaut de pouvoir pousser les murs), astreints à faire des heures supplémentaires le soir et le samedi qui ne sont pas toujours payées à temps. Y’a pas marqué logisti-chien !

Le syndrome de Tanguy

Depuis des semaines, les rumeurs courent : Ghosn ne renouvellerait pas son mandat de PDG de Renault en 2018. Coup de théâtre ! Il ne serait plus sûr de partir : « faire un nouveau mandat… S’il y a accord sur la feuille de route, évidemment ! » a-t-il déclaré sur RTL. Un poste à 7 millions par an, c’est dur à quitter.

Le mégalo de l’auto

Carlos Ghosn ne cesse de le proclamer : l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi serait devenue le premier constructeur mondial avec 10,6 millions de véhicules vendus en 2017. Problème : VW en aurait vendu 10,74 millions et serait donc en tête. Un classement contesté aussitôt par Ghosn pour qui VW ne doit pas intégrer ses poids lourds dans ses ventes. C’est pour-tant le mode habituel de comptabilité. Pour être 1er à tout prix, Ghosn est prêt à faire ses propres règles.  

La revanche des prestataires

La cour d’appel de Toulouse a condamné Altran, « leader mondial en solutions d’Ingénierie », à verser 10 millions d’€ à 300 ingénieurs pour non-paiement d’heures supplémentaires. Les premières procédures ont démarré en 2009. 700 salariés attendent encore un jugement : une justice à deux vitesses faite pour protéger les patrons. Parfois, il y a une faille.

Les fournisseurs de la Charité

Le 17 janvier devant la commission économique de l’Assemblée Nationale, Carlos Ghosn a reconnu que Renault avait fini l’année 2016 avec 9,5 milliards d’euros de dettes envers ses fournisseurs. Renault, par ailleurs très exigeant envers ses fournisseurs, a du mal à les payer… surtout en fin d’année quand il faut atteindre l’objectif de Marge Opérationnelle. Ghosn serait intervenu personnellement pour y remédier. On attend les chiffres de 2017 avec impatience.

Bosch et tais-toi !

La baisse du Diesel menace des centaines de milliers d’emplois en Allemagne et en France, dont l’usine Bosch près de Rodez. 1600 salariés y produisent exclusivement des injecteurs ou des bougies pour les moteurs Diesel, et à 80 % pour Renault. Mais la direction de Bosch (comme celle de Renault) n’a aucun projet de reconversion. Pire, elle conditionne l’avenir du site à un accord de « compétitivité » : une baisse du temps de travail et des salaires contre l’adaptation d’une des deux lignes…