Comme un air de printemps

manif_loi_travail_retraitEntre 224 000 et 500 000 manifestants dans la rue le 9 mars dans toute la France ! 1,2 million de signatures pour la pétition contre la loi Travail sur internet. En moins de trois semaines, la colère s’est exprimée, s’est organisée, a manifesté. Un spectre hante le patronat, le gouvernement, la gauche, la droite : celui d’avoir à remballer ce projet, qui est une attaque généralisée contre le monde du travail et la jeunesse.

Des « corrections » qui ne changent rien

Des dizaines de milliers de salariés ont défilé : cheminots en grève, ouvriers de l’automobile, du public, du privé, de toutes les branches, de tous les secteurs, avec les étudiants et lycéens. Ils se sont tous rejoints dans la rue contre la loi El-Khomri.

François Hollande exclut le retrait de la loi et Valls a annoncé des « corrections » que certains syndicats complaisants se sont empressés de saluer.

Mais qu’y aurait-il à négocier ? Un plafonnement des indemnités prudhommales en cas de licenciement abusif ? Même « indicatif », ce plafonnement reste une régression pour les salariés. Et des journalistes l’ont fait remarquer eux-mêmes : ça ne concerne que 2 % des licenciements.

Le recours aux prud’hommes ne concerne que 2 % des licenciements

Par contre, les abus se multiplieront si la loi passe, puisque c’est son objectif : légaliser les chantages, à l’emploi baisser les rémunérations, flexibiliser l’emploi et les horaires, et faciliter les licenciements.

Il y a le patronat, la gauche, la droite… « et puis il y a nous ! »

Personne n’est dupe. Car, au-delà de la loi, ce sont bien d’autres colères qui se sont exprimées. Contre l’exploitation débridée et les chantages que nous subissons partout, ceux que les patrons imposent et que le gouvernement dit de Gauche veut autoriser, légaliser et amplifier.

« Comment ai-je pu voter pour eux ? » entend-t-on dans toutes les entreprises.

La presse et le gouvernement tentent de rassurer : la loi ne changera pas grand-chose à ce qui se fait déjà. En effet, inutile de rappeler toutes les mesures prises depuis l’arrivée d’Hollande : des accords de compétitivité et de flexibilité aux lois Macron, en passant par les crédits d’impôt et exonérations aux plus gros licencieurs du pays. Mais c’est précisément cela dont les salariés ne veulent plus. Un ouvrier de l’automobile le disait cette semaine, exprimant le sentiment de bien d’autres : « Il y a la gauche, la droite et le patronat, et puis il y a nous ! ».

La mobilisation continue et doit s’amplifier

Les étudiants restent mobilisés, dans toutes les universités de France. Ils montent des comités de mobilisation, ils se coordonnent.

Des contacts sont pris entre les jeunes, les cheminots et les salariés de certaines entreprises.

C’est ce qu’il faut généraliser : partout où c’est possible, que les jeunes aillent voir les salariés. Et réciproquement, que les salariés s’invitent aux assemblées générales étudiantes pour discuter et se retrouver lors de journées de mobilisation.

Le 17 mars, les jeunes appellent de nouveau à se retrouver dans la rue. Des structures syndicales (la CGT Métallurgie notamment) appellent à se mobiliser ce jour-là. D’autres journées sont prévues dans la foulée, le 24, le 31 mars…

Comme le dit la presse, les manifestants ont gagné une première manche la semaine dernière : en popularisant l’idée non seulement que cette loi est révoltante mais, également, que tous ensemble, ces prochaines semaines, nous pouvons faire plier ce gouvernement, la gauche, la droite et le patronat.

Le 17 mars, tous dans la rue aux côtés des étudiants et des lycéens !

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