Accord compétitivité-emploi : l’arnaque

L’usine PSA de Sevelnord, près de Valenciennes, vient de signer le premier accord compétitivité-emploi de la branche automobile. Son objectif est d’augmenter de 1000 € la marge par véhicule grâce à la réduction des effectifs, au blocage des salaires et à l’accroissement de la flexibilité.
Alors que Sevelnord est passé en dix ans de 4500 salariés à 2700 aujourd’hui, la direction compte sur la mobilité pour réduire encore les effectifs. Mobilité externe vers les autres sites du groupe ou, via des « prêts de main d’œuvre », vers d’autres entreprises de la région. Mais aussi mobilité interne : le salarié dont le poste est « sensible » pourra être muté sur un poste d’un niveau inférieur. S’il refuse, il n’aura d’autre choix que de partir, Sevelnord le dispensera alors gracieusement de son préavis ! Et s’il manque de volontaires au départ, Sevelnord menace de chômage partiel, mais payé à 60 % au lieu de 90 %.
Le chantage à l’arrivée d’un nouvel utilitaire a permis à la direction d’imposer aussi le gel des salaires pendant au moins 2 ans, la perte de 4 jours de RTT pour les cadres et les ETAM, la baisse des primes de nuit ou des majorations le samedi…
Cerise sur le gâteau : l’« overtime » qui permet de prolonger la durée du travail de l’équipe qui n’a pas rempli son quota de production de 21 mn. Les salariés ne peuvent refuser et sont prévenus 2h avant.
Sous prétexte de garantir les emplois, cet accord planifie leur diminution sur fond de dégradation des conditions de travail et de baisse du pouvoir d’achat : la double peine. Inacceptable !

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