Jour : 18 décembre 2018

Gilets jaunes et chiffons rouges

Il faut croire que c’est la panique pour que le gouvernement ait instauré samedi dernier un véritable état de siège dans plusieurs grandes villes. A Paris, il n’y a pas été de main morte pour décourager les Gilets jaunes de manifester : hélicoptères, blindés, stations de métro et de RER fermées… Mais surtout de nombreux barrages aux entrées de Paris, contrôlant l’arrivée des Gilets jaunes venus de régions et des fouilles au corps contre les murs pour ceux qui sortaient…

Fléxitélétravail

Un nouvel accord sur le télétravail devrait être validé en janvier 2019. Au menu : deux jours de télétravail par semaine, des dérogations pour obtenir plus alors que l’accord actuel va jusqu’à quatre jours, des jours variables selon ses besoins personnels mais aussi du service, un poste de travail en libre-accès pendant ses absences, des aides financières supprimées… La di-rection profite de l’aspiration au télétravail pour faire des économies et imposer plus de flexibilité. Chez soi ou au bureau, on…

Syndrome de Boulogne

Les administrateurs salariés de Renault se sont fendus d’une déclaration sur la « détention de notre président-directeur général ». Une déclaration en forme de soutien où ils défendent, comme la direction, que Ghosn a droit à la « présomption d’innocence » (si chère à Ghosn comme s’en souviennent sans doute les faux espions de Renault). Ces administrateurs n’apportent aucun élément nouveau, se justifiant par une « stricte obligation de réserve » vis-à-vis des salariés qui les ont élus. En voilà…

Panier de crabes

Le Financial Times a dévoilé le nom de celui qui aurait permis à la justice japonaise d’inculper Ghosn : Hari Nada, un vétéran de Nissan, prédécesseur de Greg Kelly, et un des très proches de Carlos Ghosn. D’après ses déclarations, « le fardeau était devenu trop lourd à porter pour lui ». A moins qu’il n’ait été poussé à faire ses révélations par Saikawa, le directeur de Nissan et rival de Ghosn. On n’est jamais trahi que par les siens.…

Après Ghosn, à qui le tour ?

L’enquête menée par Nissan sur Ghosn a de quoi susciter des sueurs froides chez certains directeurs de Renault. Selon celle-ci, RNBV, la filiale commune Renault-Nissan basée à Amsterdam, pourrait abriter des pratiques douteuses impliquant un ou plusieurs dirigeants de Renault. « Plusieurs membres du Conseil exécutif sont également administrateurs de la société ZI-A Capital », une filiale de Nissan aux Pays-Bas qui aurait financé, via un paradis fiscal, les résidences privées de Ghosn à Rio et Beyrouth… A Renault, l’enquête…

Si tu vas à Rio…

Nissan a porté plainte contre la sœur de Carlos Ghosn pour « enrichissement injustifié ». Celle-ci aurait touché 100 000 € par an pour un emploi fictif de consultante et habitait l’appartement de Rio que Nissan avait acheté pour son frère. En plus d’avoir le sens des affaires, Ghosn a aussi le sens de la famille !  

Remplaçable

Ghosn a été inculpé au Japon pour dissimulation de revenus, et reste en garde à vue pour de nouvelles charges. Si le Conseil d’administration de Renault a officiellement maintenu Ghosn à la tête de Renault « à l’unanimité », les inquiétudes commencent à se faire sentir. L’Etat français s’est mis à chercher un remplaçant et certains administrateurs émettent en off des doutes. Il y aurait donc une vie après Ghosn ?!  

Un PDG qui a de la réserve

L’enquête sur les malversations de Ghosn aurait révélé l’existence d’un fonds secret, appelé la « réserve DG », pouvant contenir « quelques centaines de millions de Dollars » et destiné aux dépenses personnelles de Ghosn et de ses proches collaborateurs. C’est sûr qu’avec 15 millions d’euros par an, on a dû mal à s’en sortir.      

Bientôt une prime Gilets jaunes ?

Dans un communiqué du 14 décembre, la direction de Renault annonce que « pour faire suite aux mesures annoncées par le président de la République le 10 décembre », elle serait « favorable à l’attribution d’une prime exceptionnelle de fin d’année, nette d’impôts et de charges ». Elle n’en précise ni les critères, ni la date d’attribution, ni son montant, se disant en attente d’un cadre législatif. Une prime qui ne l’exonère pas d’augmenter les salaires. Les bénéficiaires pourront surtout…

Cofelyminés

Cofely (filiale d’Engie qui s’occupe de la maintenance du TCR), a remporté l’appel d’offres lancé par Renault, et reste donc à Guyancourt. Pour réduire ses coûts, Cofely remplace au passage plusieurs dizaines de salariés par d’autres payés au SMIC, car employés par une de ses filiales, Eseis, qui fait de l’insertion professionnelle. Quant aux techniciens qui travaillaient au TCR depuis 10 ou 15 ans, ils sont forcés d’aller sur d’autres sites, souvent plus éloignés de leur domicile ou avec de…

Ford Blanquefort : non à la fermeture

Alors que Ford a fait 7 milliards de dollars de profits en 2017 et a largement profité de millions d’aides publiques, il vient de rejeter le plan de reprise de son usine de Blanquefort et annonce sa fermeture en 2019. 850 emplois directs et 3 000 induits seraient détruits. Mais les salariés comptent bien se battre pour maintenir les emplois et faire payer Ford.