Jour : 7 juin 2018

« Escalader l’Élysée pour une régularisation généralisée ? »

L’exploit du jeune Mamoudou Gassama, qui a escaladé quatre étages d’une façade pour sauver un enfant, a fait le buzz. Macron l’a reçu, félicité et lui a promis une naturalisation. Tant mieux si cette promesse est tenue. Mais comme l’a dit un humoriste, on ne peut pas demander à chaque sans papiers d’obtenir un « CAP Fort Boyard » pour sa régularisation. Certains travaillent depuis plus de 10 ans dans la restauration, le bâtiment, le nettoyage… Ils ont été bien plus utiles…

Logiciel truqueur : saison 2

Après le DieselGate, Mediapart vient de révéler que Renault et PSA utiliseraient un logiciel pour surfacturer leurs pièces détachées. Renault et PSA se seraient même coordonnés afin d’obtenir des hausses de prix similaires, pour un coût supplémentaire de 1,5 milliard d’euros pour les automobilistes en dix ans. Dès qu’il y a un scandale, on est sûr que Renault est dans le coup.  

L’arnaqueur et la vache à lait

A partir des années 2000 selon Mediapart, les prix de certaines pièces détachées vendues par Renault et PSA ont été secrètement élevés de 15 % en moyenne grâce à Partneo, un logiciel fourni par Accenture. Ce logiciel calcule le tarif des pièces non plus en fonction de leur coût, mais de la « valeur perçue », c’est-à-dire du prix maximum que le client est psychologiquement prêt à payer. Exemple : le rétro des Clio III, qui coute 10 € et était déjà revendu huit…

Le gouvernement n’est pas aux pièces

La France est l’un des rares pays où les constructeurs automobiles ont le monopole de la vente des pièces détachées dites « visibles ». Alors que des associations combattaient cette « exception française », le ministre de l’économie Emmanuel Macron rejetait en 2015 un amendement destiné à abolir ce monopole, affirmant avoir « de la sympathie intellectuelle » pour l’idée, mais que « la situation économique de la filière » ne rendait pas « raisonnable son adoption ». PSA et Renault réalisent pourtant des profits record. En fait Macron est…

Monologue social

Grâce aux ordonnances Macron sur le Code du Travail, la direction de Renault veut imposer son « nouveau dialogue social ». Aux prochaines élections professionnelles, un Comité Social et Economique (CSE) remplacera le Comité d’Entreprise (CE). Les Délégués du Personnel (DP) et les Comités Hygiène Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT) passeront à la moulinette patronale. Le but est de réduire le nombre de représentants du personnel et de reléguer ceux qui restent au rôle d’accompagnateur de sa politique. Un dialogue social…

Des intérêts opposés

Le 15 juin se tiendra l’Assemblée Générale des actionnaires de Renault, avec son lot de résolutions et de consignes de vote adressées par certains syndicats aux salariés-actionnaires. Comme si les intérêts des actionnaires n’étaient pas en complète opposition avec ceux des salariés. Exemple : pour faire monter l’action, les actionnaires imposent de produire plus avec moins de salariés, etc. Il reste le vote contestataire sur le salaire de Ghosn ou la hausse des dividendes, mais avec 2,3 % des actions (dont plus…

Actions de grâce

La direction de Renault prévoit de revendre 1,4 millions d’actions Renault aux salariés et anciens salariés du Groupe. C’est une des résolutions soumise au vote des actionnaires le 15 juin. Cela fait 0,4 % du capital de Renault. La revente devrait se faire de « manière préférentielle ». Ghosn, lui, en possède déjà 537 920, et devrait toucher en plus 80 000 actions gratuites cette année. Comme pour les augmentations de salaire, ce n’est pas encore le grand soir cette année pour les salariés-actionnaires.