Mois : novembre 2015

Verts, tendance camouflage

Il y a un peu plus d’un an, Rémi Fraisse mourrait assassiné par une grenade offensive tirée par un gendarme à Sivens dans le Tarn. Ce jeune militant écologiste participait à un rassemblement contre un projet de barrage hydraulique qui aurait saccagé une vallée. Circulez, y a rien à voir… Un an après, l’enquête sur les circonstances de sa mort semble bien enterrée. Les gendarmes qui la mènent ont pondu un rapport exonérant à tel point leurs collègues de toute…

Silence, on décide pour vous

« Pour poursuivre les discussions, le conseil d’administration a décidé de s’organiser pour favoriser la recherche et la formalisation d’une solution préservant l’intérêt social de Renault et renforçant l’Alliance. » On n’en saura pas plus sur ce qui s’est dit lors du conseil d’administration de Renault de vendredi dernier, d’autant plus que le communiqué de la direction rappelle le « devoir de réserve individuel » de ses membres. Il s’agit de tenir les salariés le plus loin possible des décisions.…

1 pas en avant, 2 pas en arrière : la Valls du gouvernement

« L’Etat peut baisser sa part, mais nous voulons conserver l’Alliance. Nous ne souhaitons pas une fusion. Nous faisons confiance aux managers de Nissan et de Renault », a déclaré dimanche à la presse Manuel Valls. De quoi ravir Ghosn. Pour une fois que Macron, « l’ami des patrons », faisait mine de s’opposer à l’un d’entre eux.

Indépendants… des salariés

Les administrateurs « indépendants » se sont fendus d’un communiqué de presse dans lequel ils clament leur soutien à Carlos Ghosn. Indépendants, vraiment, ces Riboud (ex-PDG et héritier du groupe Danone), Desmarest (PDG de Total) ou Ladreit de Lacharrière (fondateur de l’agence de notation Fitch et administrateur de L’Oréal et Casino) ? D’autant que Renault verse 18 000 € par an à chaque administrateur, plus 6 000 € à chaque conseil d’administration. Desmarest a ainsi palpé 78 000 € en…

Notre argent les intéresse

En 2016 selon la loi Macron, l’intéressement sera placé d’office sur les plans d’épargne salariale, sauf si le salarié s’y oppose. Auparavant c’était l’inverse. Épargner, pourquoi pas… à condition de pouvoir choisir son épargne et d’en avoir les moyens, c’est à dire d’augmenter les salaires.

A l’offensive contre nos retraites

« La CFDT Renault à l’offensive ». Le syndicat qui vient de signer avec le patronat un accord sur les retraites complémentaires se traduisant par un recul de l’âge de retraite et une baisse des pensions, vante dans une plaquette les bienfaits de l’épargne salariale qui permet de « percevoir un revenu complémentaire lors du départ en retraite ». L’offensive consiste bien à basculer d’une retraite par répartition à une retraite par capitalisation. Où sont la solidarité et le progrès…

Valérie Damidot au Technocentre

C’est sûr : la direction du TCR est accro à l’émission télé « D&Co, une semaine pour tout changer » ! La 2e phase d’implantation des nouveaux plateaux a commencé à La Ruche au 5A 1er étage. Et comme pour la 1ère phase du plateau BJA à l’Avancée, les espaces personnels seront réduits : taille des bureaux, vestiaires, armoires de rangement… Ces nouveaux standards d’implantation seraient un des plans d’action menés suite aux mauvais résultats de l’enquête Hay. Comme si…

C’est pour qui le plateau d’argent ?

Combien vont coûter les nouveaux standards d’implantation ? Mystère. La seule certitude, c’est que cet argent n’ira pas dans la poche des salariés, mais dans celle de Steelcase, la société qui a fourni ce standard censé répondre aux besoins des salariés et qui fournit aussi… le mobilier.

Les embauches, moins il y en a…

81 nouveaux embauchés venant de tous les sites Renault ont rencontré le directeur du Design selon Clic’infos. La direction communique sur les embauches, moins sur les départs : Renault sas comptait 38 781 salariés fin 2012, il n’y en avait plus que 31 752 fin juillet 2015, soit 7029 emplois de moins en 2 ans et demi. L’accord de compétitivité prévoyait un solde départs-embauches de 7500 emplois supprimés d’ici fin 2016. A ce rythme, l’objectif va être dépassé.

Pour la convergence… des luttes

Des salariés de l’usine Nissan de Canton au Mississippi (USA) ont traversé l’Atlantique pour populariser leur combat et tenter de rencontrer Ghosn. Cela fait 12 ans que Nissan s’oppose à la création d’un syndicat, à coup d’intimidations ou de chantage à la fermeture. Ils dénoncent aussi l’emploi sur le site de 2500 intérimaires sur 6000 salariés, payés 9 à 12 € de l’heure (contre le double pour les autres). De quoi rappeler ce qu’il se passe dans certaines usines Renault…

L’Alliance des exploiteurs

Nissan a annoncé un bénéfice net de 2,4 milliards d’euros pour le premier semestre de l’année fiscale japonaise (d’avril à septembre 2015), soit une hausse de 37 %. Quant à Renault, après un bénéfice de 1,4 milliard d’euros au 1er semestre, son chiffre d’affaires du 3e trimestre est en hausse de 9,4 %. Pendant ce temps-là, les salariés de Renault et de Nissan se serrent la ceinture. Réclamons notre dû !