Jour : 7 janvier 2014

Le cadeau de Noël des salariés à Renault

Avec la remise à zéro des compteurs Horaire Variable, les salariés qui avaient plus de 5h dans leur compteur les ont perdues. Or d’après un mail de Frenette du 10/12, 1 887 salariés étaient dans ce cas fin novembre, soit plus de la moitié des salariés en horaire variable. Et combien fin décembre ?

Le pompier pyromane

En plus des compteurs HV qui explosent, 46 cadres avaient observé moins de 11h de repos entre deux séances de travail semaine 47, et 92 ETAM avaient fait plus de 10h par jour. Pour le directeur des établissements d’IDF, « ces cas de figure ne doivent plus du tout se reproduire » (mail de Frenette du 10/12). Et de demander aux managers de « relayer fortement ces messages auprès de vos collaborateurs afin que des actions soient engagées rapidement. »…

La vérité si je mens

Fierté pour les résultats de 2013, performance, professionnalisme, mobilisation collective des talents… : le directeur de la DE-T (Tests et Services) n’hésite pas à passer la brosse à reluire dans ses vœux. Pas sûr que ça rassure les salariés de la DE-T, classée direction la moins cœur de métier de Renault.

Plus c’est étendu, moins c’est grand

Les vœux 2014 de Billig illustrent bien la langue de bois officielle. D’après le directeur de l’Ingénierie, de la Qualité et de l’Informatique (DEQIG), l’enjeu majeur pour 2014, serait la mise en œuvre de « l’entreprise étendue » grâce à la « construction de partenariats pérennes avec des partenaires choisis. » Des formules qui évitent de prononcer les mots qui fâchent : externalisation et réduction des effectifs.

Renault, ton reclasse… ment !

Alors que 1000 salariés de l’Ingénierie verront leur activité externalisée, leurs possibilités de reclassement interne risquent d’être difficiles. A ce jour, 184 postes sont disponibles sur le site intranet Talent chez Renault et ses filiales, dont 88 au TCR ! Avec 195 missions temporaires, Optimum ne fait guère mieux. Du côté des incitations à quitter Renault, par contre, ça carbure : ateliers de rédaction de CV, forum virtuel GPEC avec 587 offres de mobilité externe, job dating de Valeo le…

Ventes -0,7%, emploi -10%

Volume des ventes stable (-0,7%) en 2013 dans un marché en baisse (-5,5%) : les résultats commerciaux en France donnent le groupe Renault en tête. On est loin du discours catastrophiste du début 2013. Mais il fallait alors justifier l’accord compétitivité.

Grève suite à la fermeture du Publipole

Les salariés Vestalia du Publipole Renault au Plessis-Robinson ont fait grève du 12 au 18 décembre. Un mouvement qui s’est vu au TCR, où la direction a dû s’expliquer sur les perturbations des activités courrier, reprographie et archives. A l’origine de la colère : la décision de Renault de fermer le Publipole au 31/12 et de transférer une partie des activités chez Docapost, une filiale de la Poste. Suite à la grève, une partie des quarante salariés Vestalia du Publipole…

Plan social en vue chez Vestalia

Autre acquis de la grève à Publipole : Cofely a annoncé avant les congés de Noël la reprise de 17 salariés supplémentaires de Vestalia, sans période d’essai et avec leur ancienneté. Mais plusieurs dizaines de salariés Vestalia restent toujours sans reclassement, et Vestalia prépare un plan social (PSE). La responsabilité en revient bien à Renault (à l’origine de la création de Vestalia) qui multiplie externalisations et appels d’offres.

Un licenciement qui ne passe pas

Vendredi 19 décembre, à l’appel de la CGT, de SUD et de la CFDT plus de 200 salariés se sont rassemblés devant le bâtiment de la direction de Renault Lardy pour soutenir Philippe, un technicien menacé de licenciement. Cette mobilisation importante, en cette veille de congés, a permis de repousser en janvier la décision de sanction. A suivre…

Un principe auquel on tient

La cour d’appel de Versailles a partiellement validé la requête de la CGT qui contestait un des chapitres de l’accord compétitivité Renault de mars dernier. La Cour a supprimé une partie de ce paragraphe qui « est à l’évidence constitutive d’une atteinte au principe de faveur ». Selon ce principe, en cas de litige entre plusieurs accords sur un même sujet, les salariés bénéficient du plus favorable. Ça peut servir.

Les tribulations d’un cost killer en Chine

Renault finit par mettre un pied en Chine. L’un de ses charmes : ses salaires. 3000 yuans/mois (365 €) en moyenne dans l’industrie en 2011. Dans la province du Hubei où s’implante Renault, le salaire minimum est l’un des plus faibles : 1000 yuans (120 €). Hasard ! Mais les grèves se multiplient et les salaires augmentent de 15% à 20% par an. C’est tout le bien qu’on souhaite aux collègues de Wuhan.