Jour : 27 novembre 2012

Basik instinct

78 postes supprimés sur 738 : la Direction Commerciale France est sommée d’accroitre sa performance. Nom de l’opération : Basik. Mobilités forcées, réorganisations… : la DCF paye la baisse des ventes, mais ça ne fait pas un client de plus.

Super cagnotte de 471 millions d’euros

Les bénéfices réalisés par Nissan d’avril à septembre 2012 permettent à Renault d’imputer 471 millions d’euros sur ses résultats du second semestre 2012. Heureusement que c’est la crise !

Elle pourrait le faire

La direction de Renault l’a annoncé en préambule des négociations sur la compétitivité : « Dans le cadre d’un accord global sur l’ensemble des mesures proposées au cours du cycle de négociations, la direction pourrait s’engager à ne pas fermer d’usine en France ». Ce qui s’appelle mettre le pistolet sur la tempe ! D’autant plus que même si les syndicats se plient aux « mesures proposées », l’engagement de la direction à ne pas fermer de site est au…

Tours de chauffe

Jeudi 22 novembre, 250 salariés du Technocentre se sont rassemblés dans la Ruche sur les 20 mn de pause afin de protester contre la politique salariale (Talent@Renault, non-versement des avances des primes d’intéressement et de performance…) et pour signifier leur opposition aux accords de compétitivité. Le 2ème rassemblement en 15 jours. A Lardy, 1 h de débrayage est prévue ce mardi 27 novembre. La Fonderie de Cléon fera grève le 29… Il va falloir se faire entendre. Et tous ensemble…

Pas de trêve des confiseurs

La direction a prévu 4 réunions sur la compétitivité. Après celles du 6 et du 13 novembre, la 3ème réunion a lieu le 29 novembre et portera sur le temps de travail. Une 4ème aura lieu mi-décembre avec au menu la politique salariale. Ensuite, la direction veut que les syndicats donnent leur accord sur ces mesures avant la fin janvier 2013. Elle veut vraiment gâcher à tous les fêtes de fin d’année ?

Du pôle régional au pôle emploi

Lors de la 2ème réunion sur la « compétitivité », la direction a annoncé son intention de répartir les usines en deux pôles régionaux : Ouest (vallée de la Seine, Choisy, Le Mans) et Nord-Est (STA, Douai, MCA, SOVAB). Elle veut « mutualiser » les fonctions support (c’est-à-dire réduire les coûts en supprimant les doublons) et « fluidifier les mouvements des collaborateurs au sein d’un pôle ». La GPEC permet déjà des prêts de salariés d’un site à l’autre, mais…

Renault fait réprimer une grève à Bursa

Bas salaire, productivité : la Turquie est un exemple pour la direction… sauf quand la grève paralyse l’usine Oyak-Renault à Bursa durant deux jours, comme la semaine dernière. 1500 salariés protestaient contre un accord signé par le syndicat unique et corrompu. Cet accord prévoit 18 % d’augmentation de salaire, alors que les salariés en demandent 50 % sur fond de flambée des prix (+ 40 % pour le pétrole en un an) et de dégradation des conditions de travail. La…

Une enquête à l’image du système

Les salariés du Technocentre sont invités à remplir une enquête en ligne « sur la maîtrise du temps de travail et l’horaire variable ». Une question en bloque plus d’un : « A qui vous adressez-vous en premier pour vos questions sur la maîtrise du temps de travail et l’horaire variable ? » Suit une liste de 4 réponses (Manager, Responsable RH, Agence RH, Autres) qu’il faut obligatoirement toutes classer pour poursuivre, même si on ne s’adresse jamais à elles…

Compte à rebours

A l’approche du 31 décembre, la direction craint le bug : des compteurs horaire variable pleins lors de la remise à zéro prévue, alors que toute heure travaillée doit être payée. Chacun est donc chargé de vider ses compteurs, partir plus tôt, poser des jours de récupération…, même si la charge reste forte. L’horaire variable, c’est plus de flexibilité, pas moins de charge de travail… et pas plus de liberté.

V3P de lapin

La qualité des jalons V3P est en baisse. Pas étonnant : la pression est maximale pour passer les jalons et la qualité s’en ressent. V3P a pour but de réduire d’au moins 30 % les coûts d’ingénierie et de 3 à 6 mois la durée des projets. Faire toujours plus vite avec moins de budget, ça a ses limites.

Guère de thunes à Maubeuge

« Tout ça n’vaut pas un clair de lune à Maubeuge » dis la chanson. Tu parles ! Alors que les cadences tournent à plein depuis l’arrivée du Citan Mercedes, la suppression de l’avance sur l’intéressement financier a déclenché la colère des salariés de MCA à Maubeuge qui débrayent depuis la semaine dernière. Ils revendiquent une prime exceptionnelle de 500 € et ont organisé un barbecue hier midi devant l’usine : ça va chauffer !