Jour : 12 juin 2012

Le retour de la pointeuse

Après plusieurs reports, le pointage commence ce mardi 12 juin au TCR. Echappant à la chasse aux coûts, un livret a été envoyé à chacun pour en expliquer son fonctionnement et tous ses mérites. Mais qui va contrôler l’intensité du travail ou le travail ramené à la maison ? Le problème, c’est la charge de travail et vu les réductions d’effectifs actuelles, il y a du souci à se faire.

Souplesse des horaires ou des salariés ?

Avec l’horaire variable, APR et ETAM pourront arriver entre 6h45 et 9h30 et partir entre 15h30 et 19h30. Selon la direction, ils deviennent « acteurs de la gestion de leur temps de travail ». Cela serait « un progrès dans le sens d’une meilleure conciliation de la vie professionnelle et de la privée ». L’horaire variable permettra surtout de faire travailler plus les ETAM et les APR dans les périodes hautes sans avoir recours aux heures supplémentaires, et de profiter…

La vraie rupture

Sur son blog, le 25 mai, Carlos Tavares incite chacun à faire preuve de « frugalité ingénieuse » face à la crise, à s’engager dans des « actions de rupture » et à proposer « 3 actions concrètes de réduction des coûts ». En voici donc trois : – Réduire les salaires des dirigeants : rupture avec les rémunérations scandaleuses du PDG. – Annuler les 450 millions d’euros de dividendes versés cette année : rupture avec le choix de privilégier…

Tais-toi et rame

La grande timonière sonne le branle-bas de combat : après Jérôme Stoll, c’est au tour d’Odile Desforges de nous exhorter à « repousser nos limites ». Le « grand voilier de compétition » de l’ingénierie doit, selon elle, « aller plus vite et plus fort » afin de « passer le cap » de la crise. Traduction : serrez-vous la ceinture, travaillez encore plus avec toujours moins. Ce n’est pas un voilier, c’est une galère !

Ça recommence

La dernière reprévision budgétaire (rp05) fait des victimes : prestataires et intérimaires dégagés, projets supprimés ou délocalisés, pression accrue… Tout est bon pour atteindre les objectifs de MOP et Free Cash Flow fixés par Ghosn dans le « Renault 2016 Drive the change ». La pression, on a pourtant déjà donné avec le « Renault Contrat 2009 ».

Le coup de la panne

En décembre 2011, la direction tenait déjà un discours alarmiste sur le niveau de Free Cash Flow, demandant même de poser un jour de congé le 22 décembre. Résultat : le serrage de vis avait été tellement fort que le Free Cash Flow avait atteint 1 milliard d’euros, doublant son objectif initial. Cinq mois plus tard, le Free Cash Flow serait négatif. Que la direction ouvre tous les comptes (niveau de trésorerie, flux financiers, rémunération des dirigeants…) et on pourra…

Le 21 juin, c’est vraiment la fête

La direction des Etablissements d’Ile de France a décidé d’annuler, par mesure d’économie, la journée de l’équipe prévue le 21 juin, jour de la fête de la musique. La preuve que quand elle veut…

Des économies très avancées

A l’Avancée, des salariés ont dû travailler sous une température de 14° C la semaine dernière. Face aux nombreuses plaintes de résidents, la direction s’est fendue d’un flash info plein de chaleur : « Il peut faire un peu frais sur certains plateaux… ». Les chaudières avaient été arrêtées, donc la clim soufflait de l’air froid : une des actions concrètes de réduction de coûts décidées face à la crise ?

Heureux comme un financier

« Savourons ce plaisir » nous invite sur son blog Carlos Tavares, qui a fait visiter l’usine de Tanger à des investisseurs et des analystes financiers : les banques Morgan Stanley, JP Moran ou Natixis. Tous ont émis des commentaires enthousiastes sur cette usine, imaginant déjà les profits à venir. Au milieu de tous ces discours sur la crise, ça fait vraiment chaud au cœur de voir qu’il reste des gens heureux.

GPEC : Gestion du Personnel En Contrainte

D’un côté des affiches pour vanter la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) carrément posées devant les ascenseurs du Gradient ou des primes pour partir revues à la hausse. De l’autre, des salariés occupant un poste critique à qui on refuse ces primes, alors que cette restriction ne figure pas dans l’accord GPEC. Faudrait savoir !