Jour : 3 avril 2012

Sur le chemin des luttes

Cela faisait longtemps que l’ingénierie et les usines ne s’étaient pas mobilisées ensemble. Mercredi 21 mars, 1 500 salariés venus de tous les sites Renault se sont retrouvés devant le 13/15 à Boulogne pour réclamer des augmentations de salaire. Un succès, même si ce nombre n’est pas suffisant pour faire reculer la direction. Et une voie à poursuivre.

La petite bête qui monte

Jeudi 29 mars, 150 salariés se sont encore retrouvés dans la Ruche pour protester sur les salaires. Globalement la mobilisation lors de ces NAO a été plus forte que l’an dernier. Il faut dire que la direction fait tout pour que la colère monte.

Embauches au compte-goutte

En 2012, Renault prévoit d’embaucher seulement 64 cadres et 10 techniciens au Technocentre. Cela ne compensera pas les départs que la direction encourage avec la GPEC. Et comme les déménagements venant d’autres sites sont stoppés avec l’arrêt du Projet Renault Losange, les effectifs de l’établissement vont même baisser en 2012.

La politique du prestataire brûlé

Certains services sont sommés d’atteindre une réduction de 30 % de leur prestation en 2012. A l’IV ce sont plusieurs centaines prestataires qui pourraient dégager. 2 500 prestas sont aussi concernés à PSA. La direction assure que la charge de travail n’augmentera pas car les projets seront réduits en conséquence (on attend de voir) ou envoyés dans les RTx (rassurant). L’activité est pilotée désormais par le Free Cash Flow et la MOP : le monde à l’envers !

La transparence ? Chiche !

Chaque salarié va bientôt recevoir son Bulletin Social Individuel (BSI) récapitulant sa rémunération et ses « avantages sociaux ». La direction souhaite « apporter plus de transparence et de clarté sur la politique de rémunération » et surtout calmer le mécontentement actuel sur les salaires en faisant de la « pédagogie ». En fait, ces « avantages » sont bien souvent des droits acquis suite à des luttes sociales. Pas de transparence par contre sur les avantages des membres de…

Méthode CouHay

À en croire les résultats de l’enquête Hay, tout va pour le mieux chez les salariés du Groupe, de plus en plus engagés, satisfaits de leur environnement de travail et des plans d’action. Seuls ces grincheux de Français et de Coréens ne comprennent pas leur bonheur, particulièrement à Guyancourt. En 2011, cette enquête n’a concerné qu’un échantillon de salariés afin de limiter les coûts. Il faut faire mieux en 2012 : la supprimer totalement.

Les pointés, comptez-vous

Les pointés, comptez-vousa mise en service du pointage va encore être reculée d’un mois. Annoncée au mois de mars, puis en avril, le badgeage devrait débuter en mai… si rien ne change d’ici là. L’accord censé limiter les dépassements d’horaires avait pourtant été signé en mai 2011, mais c’est une usine à gaz. Seule certitude : les chefs d’UET vont avoir du boulot pour gérer le système. Mais ils pourront rester travailler le soir : les cadres sont exclus du…

Fiat lux*

Le PDG de Fiat, Marchionne, nous fait part de ses lumières : il appelle à réduire de 20 % les capacités de production automobile en Europe, soit l’équivalent de 10 usines : « Lançons ce processus d’ajustement et repartons ensuite de zéro sur une base saine. Ce sera douloureux pendant douze mois, mais faisons-le ! ». Nous voilà prévenus. Pour conserver nos emplois, il faudra se battre tous ensemble et ne pas se laisser enfermer dans une bataille site par…

Méloussa des problèmes ?

Le magazine Global fait l’éloge du site de Tanger. Bien sûr pas un mot sur les quatre travailleurs morts durant la construction de l’usine, ni sur les habitants de la région expropriés pour construire le site et interdits de manifester, ni sur le turn-over actuel dû à des salaires trop bas vu le coût de la vie à Tanger. Global se veut le « magazine des salariés de Renault ». Puisque c’est la direction qui le dit.

PRV : Privés de Ressources en Vitesse

107 anciens salariés de Flins et de Sandouville ont déposé aux prud’hommes une demande d’annulation de leur contrat conclu en 2009 dans le cadre du Plan Renault Volontariat. A l’époque, Renault leur promettait 9 mois de congés de reclassement et 3 ans d’allocations chômage afin d’atteindre la retraite. Sauf que depuis, l’âge de la retraite a reculé et ils sont sans ressources pour une durée allant jusqu’à 30 mois. Certains ont dû se mettre à l’intérim à 58 ans. Le…

Délit de sale gueule

La Cour de cassation vient de confirmer la condamnation de Renault pour « discrimination raciale dans l’emploi » envers un cadre de Billancourt embauché en 1970. La moindre progression salariale de Boubakar Soumaré avait entraîné un manque à gagner estimé à 34 800 euros par an par rapport à ses collègues de même niveau. Renault a été condamné à lui verser 249 000 € de dommages et intérêts. Un jugement que Renault a tenté de faire casser. Perdu.