Jour : 28 juin 2011

Pari tenu

Durant 5 mois, du 27 janvier au 24 juin, entre 200 et 600 salariés du Technocentre se sont retrouvés 18 fois pendant leurs 20 mn de pause, mais aussi pour deux débrayages d’une heure. Preuve d’un profond mécontentement sur les salaires, les conditions de travail et l’emploi. Vendredi dernier, les salariés ont voté la suspension des rassemblements pendant l’été et se sont donnés rendez-vous à la rentrée, la tête haute !

Le parrain, c’est d’abord du cinéma

La direction s’est fendue d’un communiqué interne pour annoncer la possibilité pour chaque salarié de parrainer un candidat à l’embauche. Seulement elle a oublié de préciser les profils de postes qu’elle veut recruter, entraînant un grand cafouillage tant sont nombreux les salariés qui connaissent un demandeur d’emploi autour d’eux. De là à penser que ce parrainage est d’abord une opération de com’ interne visant à masquer les baisses d’effectifs continues depuis des années…

La messagerie pas rose

NOUMEA, un nom qui devrait faire rêver… Rien de tel avec la NOUvelle MEssagerie avec Agenda qui a remplacé le webmail à Renault. Côté messagerie, on ne retrouve plus rien car les mails sont supprimés au bout de 90 jours. Côté agenda, celui-ci se révèle accessible, surtout à ses supérieurs qui en profitent pour coller des réunions dans les créneaux libres. Une conception des outils informatiques peu respectueuse des salariés.

Magasin en solde

Après le magasin du CRPM à Rueil, Renault veut basculer le magasin du CRPV chez Vestalia, le GIE Veolia-Renault. Une façon de l’externaliser en douce dans le but de baisser les coûts, comme c’est en train de se passer pour d’autres activités : courrier, logistique, maintenance… La direction promet que les salariés Renault garderont leur statut. Mais ils seront sous management Veolia (pratique pour les promos qui continuent à dépendre de Renault) et subiront des pressions pour passer chez Veolia.…

Tarifs épicés

Le Technocentre va connaitre une nouvelle augmentation des prix de la restauration le 1er juillet : 1,24 % en moyenne, c’est à dire bien plus en réalité pour certains plats. Les questionnaires d’Avenance ne parlent jamais des prix. Et Renault ne communique pas plus sur le montant de sa subvention par repas. A croire que ces directions-là n’ont pas intérêt à la transparence.

Des classes de découverte pour adultes

Dans certains secteurs, la hiérarchie veut imposer des formations de « découverte » des autres métiers. Ces séances de 4h sont obligatoires et débitées du CEF : un débit aussi illégal que celui des métiers Days, et qui permet à Renault de vider les compteurs et de toucher des subventions. Par contre, quand un salarié veut utiliser son CEF pour changer de métier ou faire une formation qualifiante, Renault lui refuse. Et puis 5 ans avant la retraite, le CEF…

Victime d’un excès de commandes !

Alors que les ventes Renault de mai sont en baisse de 4,1 % en France par rapport à mai 2010, Jérôme Stoll évalue à 50 000 en Europe le nombre de commandes que Renault ne pourra pas honorer au 1er semestre, à cause notamment de l’insuffisance des stocks. Des stocks réduits pour augmenter le free cash flow, alors que des sites alternent chômage technique et samedis travaillés ! Le directeur commercial de Renault invoque d’autre part des problèmes d’approvisionnement liés…

Des batteries de promesses

Interpellée par la CGT de Flins, Renault a finalement invoqué des « problèmes techniques » pour justifier un « retard » dans la construction de l’usine de batteries. Un « retard » qui pourrait se prolonger puisque la direction a refusé de donner une date de démarrage. Ghosn et Estrosi, alors ministre de l’industrie, s’étaient pourtant déplacés à Flins en novembre 2009 pour signer un protocole entre Renault, Nissan, le CEA et le Fonds Stratégique d’Investissement pour la création d’une…

Trafics en tout genre à Sandouville

L’usine Renault de Sandouville sera fermée huit semaines en août et en septembre pour démonter une des deux lignes d’assemblage, libérant de l’espace en vue de l’arrivée du Trafic en 2013. Ces travaux tombent dans le cadre du nouvel accord Renault sur le chômage partiel, qui prévoit le recours au chômage en cas de difficulté économique, mais aussi en cas de « transformation » et de « modernisation de l’entreprise ». Faire payer ses travaux d’arrêt par les salariés et…