Des usines à stress

La direction de Renault a imposé la signature d’un nouvel accord compétitivité en Espagne pour 2017-2020 en échange de nouvelles productions (moteur, véhicule et boite de vitesse). Le temps de travail va augmenter d’un jour par an, auquel pourront s’ajouter trois jours de « compétitivité » en fonction des besoins de production. Renault se flattait d’avoir déjà institué « sur la base du volontariat, une équipe dénommée « anti-stress », donnant à l’entreprise la possibilité de travailler sept jours de la semaine, tout en respectant, en relation avec les services médicaux, les rythmes biologiques des salariés » !

Le nouvel accord renouvelle ce dispositif, avec en plus jusqu’à 20 samedis matin ou dimanche soir obligatoires par an. Quant aux salaires, ils seront quasi gelés (+3,5 % sur 4 ans). Flexibilité, dégradation des conditions de travail, salaires bloqués… : après l’uberisation, place à l’ibérisation des emplois !

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