En mai, lutte comme il te plait !

Le gouvernement nous dit que les caisses sont vides. Qu’il faut faire des économies de personnels dans les hôpitaux et dans les écoles. Qu’il faut accepter la précarité, la fin du statut des cheminots. Et dans le même temps, il fait bombarder la Syrie avec des missiles à 2,8 millions d’euros l’unité, tout en prétendant être un des bienfaiteurs de l’humanité. Pour qui nous prend-il ?

Rien à faire de la colère ?

C’est ce que Macron voudrait montrer. La grève des cheminots bat son plein, les étudiants poursuivent leur mobilisation, et il continue d’annoncer des attaques contre les travailleurs. Et pourquoi pas une deuxième « journée de solidarité » pour financer la prise en charge des personnes âgées dépendantes ! Des personnes âgées que le gouvernement entend bien paupériser avec une nouvelle réforme des retraites. Traduisez surtout une journée de travail gratuit, et une solidarité dont les plus riches sont, eux, exemptés depuis la suppression par Macron de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune.

La nécessaire extension du domaine de la lutte

Jeudi dernier, 300 000 personnes ont manifesté dans toute la France à l’appel de la CGT et de Solidaires. Des cheminots, qui en étaient à leur huitième jour de grève et dont la mobilisation ne faiblit pas. Des étudiants, dont le mouvement continue même là où certains sont en vacances ou en partiels. Mais aussi des travailleurs d’autres secteurs notamment de l’énergie ou des hôpitaux. Car cette extension de la mobilisation à de nouveaux secteurs est primordiale.

Gamberges sur la converge

La convergence des luttes est aujourd’hui défendue par Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, comme le seul moyen d’obtenir quoi que ce soit face à l’inflexibilité du gouvernement. On ne peut que se réjouir de cette position, du moment qu’elle ne reste pas rhétorique.

Et c’est à nous, travailleurs de tous les secteurs, de nous en assurer. Salaire, emploi, des conditions de travail et de vie qui se dégradent… Nous avons des revendications. Formulons-les, et rejoignons ceux qui sont déjà dans la lutte.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, lui, ne croit pas à la convergence des luttes, mais « à des résultats secteur par secteur ». Sauf que cela ne marche pas. Des syndicats de la SNCF ont d’ailleurs suspendu les réunions avec la ministre Elisabeth Borne, se plaignant de « négociations de façade ». Et c’est le même Laurent Berger qui se fend d’une tribune dans le journal Le Monde pour dénoncer la « posture » du gouvernement sur la SNCF et son refus d’écouter les propositions des syndicats !

L’extension est bien le seul moyen de faire changer le rapport de force, et d’obtenir des résultats dans chaque secteur.

Passer à la vitesse supérieure

Alors que des syndicats envisagent de prolonger la grève à la SNCF cet été, les cheminots auraient plutôt intérêt à frapper un grand coup maintenant en passant d’une grève intermittente à une grève reconductible. D’autant plus que le gouvernement compte sur le pourrissement de la grève.

Avec son flot d’attaques sociales, Macron veut montrer qu’il ne lâchera pas prise. Avec sa politique répressive aussi. 2 500 gendarmes mobilisés contre les zadistes à Notre-Dame-des-Landes, évacuation musclée de l’université de Tolbiac… Macron met en scène son inflexibilité. Mais il n’arrive pas à faire taire la contestation. Dans ces circonstances, s’unir pour gagner est plus que jamais une nécessité.

Alors soyons nombreux à manifester les prochains jours, à commencer le 1er mai, journée internationale des travailleurs, et à entrer en lutte pour joindre notre colère à celle de ceux qui y sont déjà !

 

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